Andy Murray : « Quand j’ai terminé ma carrière, je suis allé voir ma fille courir une course de cross‐country, elle a terminé septième, et je me suis dit : ‘Oh mon Dieu, c’est formi­dable’. Mais quand je jouais au tennis, et que je termi­nais deuxième, je me disais que c’était un désastre »

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Tennis : Australian Open 2025 - Melbourne -

Retraité des courts depuis environ un an et demi, Andy Murray a parti­cipé au « Tennis Podcast » où il est revenu sur l’exigence extrême qu’il s’imposait tout au long de sa carrière, une sévé­rité qu’il n’applique pas du tout à ses enfants.

« Vous savez, dans le sport, c’est diffi­cile dans le sens où vous réalisez une grande perfor­mance, mais on vous donne l’im­pres­sion que c’est aussi un échec. Quand vous êtes en plein dedans, que c’est votre métier et tout ça, vous êtes déçu de ne pas avoir remporté les tour­nois majeurs dans lesquels vous vous êtes tant investi, vous avez un peu l’im­pres­sion d’avoir échoué. Mais quand j’ai terminé ma carrière, je suis allé voir ma fille courir une course de cross‐country, elle a terminé septième, et je me suis dit : ‘Oh mon Dieu, c’est incroyable. C’est génial.’ En tant que parent, je me dis : ‘C’est formi­dable.’ Elle a terminé septième sur une centaine d’en­fants dans la région scolaire locale. Mais quand je jouais au tennis, et que je termi­nais deuxième dans l’une des plus grandes compé­ti­tions, je me disais que c’était un désastre. Ce n’est tout simple­ment pas la meilleure façon de voir les choses. Il est diffi­cile de tirer du bonheur et du plaisir du sport quand on a cet état d’esprit. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.