Angelo Binaghi, patron du tennis italien, sur Jannik Sinner : « Matteo Berrettini m’a dit : ‘il n’en peut plus, c’est impos­sible qu’il vienne’. Quand son manager m’a appelé, j’étais terrifié »

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Si Jannik Sinner est fina­le­ment devenu à Rome le plus jeune joueur à remporter tous les Masters 1000, le président de la Fédération italienne de tennis, Angelo Binaghi, crai­gnait que le numéro 1 mondial zappe le tournoi pour se reposer. C’est ce qu’il a expliqué dans des propos relayés par OA Sport :

« J’étais terrifié, notam­ment parce que juste après la finale de Madrid, son manager m’a appelé, lui qui ne m’ap­pelle norma­le­ment qu’une fois tous les deux ans, unique­ment lors­qu’il y a des problèmes et que Jannik ne peut pas jouer. Je n’ai pas pu répondre tout de suite et j’ai d’abord parlé avec Berrettini. Berrettini m’a dit : ‘écoute, c’est impos­sible qu’il vienne, il n’en peut plus’. En réalité, je pensais que cet appel était une blague, car il m’a seule­ment dit qu’il deman­dait à jouer samedi plutôt que vendredi. Je lui ai dit : ‘Écoute, je te ferai jouer quand tu veux pourvu que tu viennes à Rome.’ »

Jannik Sinner va désor­mais devoir récu­pérer au mieux pour assumer son statut d’im­mense favori à Roland‐Garros. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.