Arthur Fils : « Je sais que quand j’entre sur le terrain, le mec a peur de moi. Les gens se méfient de moi, ils essaient tous de venir me cher­cher maintenant »

8e joueur mondial cette semaine, le meilleur clas­se­ment de sa carrière, Arthur Fils s’est longue­ment confié chez nos confrères de L’Équipe, en marge du tournoi de Bruxelles (défaite en demi‐finales) sur sa jeunesse, les critiques ou encore sa grande confiance en lui. 

Au sujet de cette dernière, le Français ne se cache pas et assume en expli­quant que cette menta­lité lui permet d’aborder les matchs de la meilleure des manières. Extraits. 

Sur l’am­bi­tion et le regard des adver­saires en arri­vant sur le circuit, à quel moment avez‐vous senti une bascule, que vous étiez craint ?
Moi, je ne l’ai pas senti. Je pense que c’est de l’ex­trême confiance en soi aussi. Mais quand je suis arrivé sur le circuit, je me suis dit : « Tout le monde se méfie de moi déjà. »

C’est de l’au­to­per­sua­sion ?
Oui. Je me le dis comme ça, je sais que quand j’entre sur le terrain, le mec a peur de moi. Je préfère me dire ça plutôt que de mettre tous les joueurs sur un piédestal, d’en­trer sur le terrain et de ne pas pouvoir jouer. Quand j’étais un peu plus jeune sur le circuit, j’étais persuadé de ça. Et puis, après, ça arrive pour de vrai. Parce que tu commences à gagner des grands matches, pas mal de tour­nois, des grands tour­nois aussi, le clas­se­ment s’amé­liore. C’est sûr que les gens se méfient de moi, ils essaient tous de venir me cher­cher maintenant.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.