Arthur Fils sans pitié avec la FFT : « J’appelle ça une menta­lité plus « euro­péenne ». On peut nous dire : « Tranquille, reste à ta place, reste dans le rang, sois basique, comme tout le monde ». Je n’avais pas envie d’être comme ça »

Qualifié pour les quarts de finale de l’ATP 500 de Bâle où il sera opposé à Taylor Fritz ce vendredi dans un match très impor­tant pour le Masters de Turin, Arthur Fils a pris le temps de s’en­tre­tenir longue­ment avec nos confrères de L’Équipe il y a quelques jours.

Notamment inter­rogé sur ses grandes ambi­tions lors­qu’il était plus jeune, le protégé de Goran Ivanisevic, qui a quitté le système fédéral fin 2023, n’a pas hésité à tacler ce dernier sur certains de ses aspects. Extrait. 

Mais plus jeune, quand vous disiez que vous vouliez être numéro 1 mondial et gagner des Grands Chelems, comment on vous regar­dait ?
C’est assez para­doxal. J’ai grandi avec une éduca­tion où mes parents m’ont toujours dit que je pouvais être le meilleur dans n’im­porte quoi. Ils m’ont toujours poussé vers l’ex­cel­lence. J’ai toujours voulu être le meilleur, peu importe ce que je faisais, l’école, le foot, le tennis. Mais, quand tu passes par le chemin fédéral, c’est un peu diffé­rent. Malheureusement, j’ap­pelle ça une menta­lité plus « euro­péenne ». Quand on dit tout haut ce qu’on pense, en général, ça peut être un peu compliqué. On peut nous dire : « Tranquille, reste à ta place, reste dans le rang, sois basique, comme tout le monde ». Je n’avais pas envie d’être comme ça. Je n’ai pas envie d’être comme ça. C’est pour ça que j’ai l’ha­bi­tude d’avoir pas mal de confiance. Bien sûr, quand tu as beau­coup de confiance, on va te casser un peu. C’est normal, ça fait partie du métier.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.