Arthur Fils troi­sième homme derrière Carlos Alcaraz et Jannik Sinner ? « Il en est encore loin mais je trouve que c’est celui qui a la plus forte progres­sion et qui commence à se déta­cher », estime Arnaud Clément

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Consultant pour Eurosport et invité dans l’émis­sion Retour Gagnant, Arnaud Clément a été inter­rogé sur le fameux troi­sième homme, qui peine à émerger, derrière Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. 

Et pour l’an­cien fina­liste de l’Open d’Australie, Arthur Fils a tous les atouts être l’heu­reux élu. 

« Aujourd’hui, c’est diffé­rent parce qu’il est plus fort que l’année dernière. Il est revenu encore plus fort, encore mieux que son top de cette saison. Donc déjà, il a trouvé pas mal de solu­tions pour conti­nuer à progresser. Pour l’instant face à ces joueurs‐là il est infé­rieur, mais on en parle, on en parle depuis un an, deux ans : il nous faudrait un troi­sième joueur. Qui est‐ce que ça pour­rait être ? Et en tout cas ce qu’on peut observer, parce qu’il est encore loin d’être celui qui va aller défier Alcaraz, je trouve que dans la progres­sion, en tout cas à ce niveau‐là, c’est lui qui a la plus forte progres­sion et qui commence un petit peu à se déta­cher. Je mets de côté, forcé­ment, Novak Djokovic qui ne joue pas souvent mais qui est capable, on le sait, de les battre, il l’a fait récem­ment, mais il joue peu et les années passent quand même. Donc là on parle plus du troi­sième homme dans la durée. Et je mets complè­te­ment de côté égale­ment Zverev qui nous a encore montré son inca­pa­cité à se faire violence, à trouver des solu­tions. Donc pour l’instant, très clai­re­ment, Arthur Fils en est loin, mais s’il continue dans cette voie et la progres­sion qu’il peut avoir dans tous les secteurs du jeu, Arthur, peut‐être, et en les affron­tant, va conti­nuer juste­ment à trouver peut‐être des clés qui sont inté­res­santes parce qu’il est capable de tout faire sur le terrain. En tout cas il essaie, même s’il échoue au moment où il essaie. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.