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Bublik, après son abandon contre Medvedev : « J’étais à l’hô­pital avant le match et ils m’ont dit que je ne devais pas aller sur le terrain, mais j’ai décidé de jouer »

Contraint à l’abandon après la perte du premier set (6−3) contre Daniil Medvedev en demi‐finales de l’ATP 250 d’Almaty au Kazakhstan, où il évolue à domi­cile, Alexander Bublik a expliqué à Clay Tenis qu’il n’au­rait même pas dû jouer ce match. Le 19e mondial s’était en effet blessé au genou en toute fin de match la veille contre Karen Khachanov. 

« Tu joues l’un de tes meilleurs matchs de la saison, tu bats un adver­saire extrê­me­ment coriace et tu te blesses à la toute fin du tie‐break du troi­sième set, après deux heures et demie de jeu. Deux minutes plus tard, tu remportes le match, tu es au septième ciel, les tribunes scandent ton nom, tu fais la fête, mais tu sors du court et tu te rends compte que tu auras proba­ble­ment besoin de béquilles pour marcher le lende­main (…) Je suis resté à l’hô­pital jusqu’à 17 heures : écho­gra­phie, IRM et divers trai­te­ments suscep­tibles de m’aider au moins à entrer sur le terrain, mais lorsque les résul­tats de l’IRM sont arrivés, ils m’ont dit que je ne devais pas aller sur le terrain. Nous avons pris la déci­sion de jouer car je ne viens pas souvent à Almaty ni au Kazakhstan. Je savais que les gens étaient venus et m’attendaient, et j’avais très envie d’en­trer sur le court pour leur offrir mon jeu, mon affec­tion, leur rendre ce qu’ils me donnent. Je me disais que je pour­rais peut‐être disputer quelques jeux, et fina­le­ment j’ai réussi à jouer un set, voire à servir à la cuillère et à marquer quelques points. »

Déjà forfait pour Bâle, Alexander Bublik craint désor­mais une fin de saison. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.