James Blake a battu Ryan Harrison, cette nuit, à Atlanta. L’Américain s’impose 1–6 6–3 7–5. Il remporte la 350ème victoire de sa carrière.
Enfin ! Une victoire ! Il lui aura fallu attendre sept mois pour gagner à nouveau un match sur le circuit ATP. Sept mois qui deviennent neuf, si on cherche son dernier succès à la régulière… C’était à Stockholm, la semaine du 17 octobre. Il battait Olivier Rochus au premier tour, puis Juan Martin Del Potro au deuxième. A compter de ce jour, il enregistre : une victoire sur forfait, face à David Nalbandian ; une défaite contre Jarkko Nieminen ; une défaite contre Guillermo Garcia Lopez ; un succès par abandon de Mardy Fish ; une défaite face à Mikhail Kukushkin, une autre contre Ryan Sweeting ; encore une contre Nikolay Davydenko ; puis contre Carlos Berlocq ; contre Radek Stepanek ; contre Mikhail Youzhny ; et contre Benjamin Becker. Alors, évidemment, entre temps, il a gagné quelques autres matches, ici ou là, en qualifications ou en Challenger. Cinq pour être exact. Mais, au plus haut niveau, ce circuit ATP, il devait en avoir oublié la saveur, surtout après des problèmes de genou. La preuve, il est passé, dans ces neuf mois, de la 60ème à la 110ème place mondiale.
Mais, avant tout, dans ces neuf mois, il est devenu père. La petite Riley Elizabeth est née le 11 juin dernier. Ca n’a pas brisé sa spirale négative tout de suite, puisqu’il a échoué face à Becker à Wimbledon, 7–6(4) 5–7 0–6 4–6. Mais, aujourd’hui, peut‐être a‑t‐il enfin digéré l’événement, pour retrouver une concentration ou un nouveau plaisir. Toujours est‐il qu’il a créé la surprise, au premier tour, à Atlanta. Opposé à Ryan Harrison, un benjamin de 20 ans seulement, 43ème mondial, on ne le voyait pas faire un pli. Harrison sort d’une demi‐finale à Newport, d’un Wimbledon satisfaisant et d’une autre demie, à Eastbourne. La transition gazon‐dur s’est montrée plus difficile que prévue. Quand Blake, lui, avec son expérience, a su faire preuve de patience. L’ami James ne parvient pas à tenir son service dans le premier set et semble se diriger vers une petite raclée. Mais se réveille dans le deuxième et coiffe le gamin au poteau, grâce à un break dans les derniers instants. Résultat : une victoire 1–6 6–3 7–5. Un beau succès référence face à un top 50. Son 350ème en carrière, en 585 rencontres.
Une 350ème pour un nouveau papa
Un succès qui, espérons‐le, lui laisse entrevoir des lendemains heureux. En mars, il nous avait déclaré : « J’adore jouer et je veux continuer ainsi cette saison en prenant du plaisir sur le terrain. Car je n’ai pas de regrets dans ma carrière, j’ai rempli beaucoup de mes objectifs, maintenant, je veux juste m’éclater. J’ai encore cette passion en moi. Je veux donc continuer à jouer autant que possible, autant que mon corps le supportera. » Même si l’amour du jeu l’a certainement porté ces quelques derniers mois, s’il n’est pas converti en victoires de manière régulière, il s’essoufflera vite. A Atlanta, Jame Blake, 32 ans, ex‐numéro quatre mondial, peut envisager revivre des moments agréables. Simplement lever les bras à la fin d’une rencontre, savourer l’adrénaline qui va avec, les enjeux qui en découlent, voire, même, les sollicitations. Face à Matthew Ebden, en huitièmes de finale, il aura l’occasion d’aller un peu plus loin. Avec, profilé au lointain, un quart Blake‐Fish, qui ravira l’oncle Sam. Et nous‐mêmes !
Allez, James, pour t’inspirer, rappelle‐toi ça…
En quarts de finale de l’US Open 2005, James Blake, 49ème, certes, s’incline face à Andre Agassi, 7ème, 6–3 6–3 3–6 3–6 6–7(6), mais les deux joueurs livrent une prestation époustouflante pendant près de trois heures. Blake avait, au troisième tour de cette même édition, éliminé Rafael Nadal, numéro deux mondial.
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Publié le jeudi 19 juillet 2012 à 11:55


