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Arthur Fils, après sa victoire contre Rublev en finale : « Mon coach, Goran Ivanisevic, m’a dit que c’était peut‐être le pire jeu qu’il ait vu sur le circuit ATP »

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Sacré à Barcelone dimanche, Arthur Fils a remporté son premier titre depuis un peu plus d’un an et demi, son quatrième trophée en carrière et son troi­sième ATP 500. 

Dans des propos relayés par L’Equipe après sa victoire en finale contre Andrey Rublev (6−2, 7–6[2]), le Français de 21 ans a raconté la fin de match avec beau­coup d’hon­nê­teté et de lucidité. 

 » J’ai fait un jeu à 5–3 dans le deuxième set où j’ai dû faire 4 fautes, je ne me souviens même plus. Goran (Ivanisevic) m’a dit que c’était peut‐être le pire jeu qu’il ait vu sur le circuit ATP. Il a peut‐être raison (sourires). Ensuite à 5–4, pas grand‐chose à dire. Je suis à 15–40 sur son service (avec des balles de match), je fais un bon jeu et peut‐être qu’à 30–40, au lieu de faire un retour slicé que je faisais quand j’avais 10 ans, peut‐être que j’au­rais pu la taper, la balle… Mais bon, ce n’est pas grave, ce n’était pas la fin du monde. Je devais juste rester calme. Il fallait rester serein : si on devait aller au troi­sième set, on irait au troi­sième set. Mais bien sûr, dans ces situa­tions, c’est très diffi­cile de garder la même atti­tude et la même menta­lité parce qu’on commence à se dire : ‘Oh, je vais gagner’. Le mieux, c’est de vivre l’ins­tant présent, vous voyez ? Ne pas se projeter. Je pense que je me suis projeté, et c’est pour ça que je me suis fait breaker et que j’ai joué des jeux médiocres. Mais c’est normal, je dois encore acquérir de l’ex­pé­rience là‐dessus. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.