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Gonzalez, 8 mois après

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Fernando Gonzalez signe un retour à la compé­ti­tion plutôt bien négocié. Après huit mois d’absence, le Chilien remporte son premier match de l’année sur la terre battue de Belgrade, face à Martin Klizan (6−2, 6–4).

« J’ai attendu tout ce temps pour revenir mais ça en valait la peine. Je veux à présent faire abstrac­tion de la pres­sion et profiter du tennis ». C’est serein et avec une nouvelle optique que Fernando Gonzalez fait son grand retour sur le circuit, et sur sa surface de prédi­lec­tion, la terre battue. Une surface sur laquelle il n’avait plus joué depuis Roland Garros 2010, soit presque un an. 

Car le Chilien a dû se tenir éloigné des courts pendant huit mois. La faute à une bles­sure récur­rente à la hanche, suivie d’une opéra­tion qui a néces­sité une longue récu­pé­ra­tion. Une déci­sion qui a d’ailleurs été diffi­cile à prendre, comme il l’a confié à la presse chilienne : « J’avais peur que ça se passe mal, mais je me suis dit que j’avais consacré tant de temps au tennis que je ne méri­tais pas d’arrêter de la sorte » . Et c’est sur les conseils de David Nalbandian notam­ment, lui aussi opéré à la hanche, que Fernando a opté pour l’opération au mois de novembre. Et il a peu à peu renoué avec l’entraînement avant de reprendre la compé­ti­tion cette semaine au tournoi de Belgrade. Bénéficiaire d’une invi­ta­tion, le Chilien a brillam­ment passé le cap du premier tour face au Slovaque Martin Klizan (6−2, 6–4). Et devrait avoir un premier gros test face à Feliciano Lopez au prochain tour.

En tous les cas, à 30 ans, Fernando Gonzalez a encore de belles années devant lui. Son objectif ? Participer aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, lui qui avait remporté en double la médaille d’or (Athènes, 2004) et l’argent en simple (Pékin ‚2008). Retombé à la 516e place mondiale, le Chilien reste réaliste quant à son avenir : « ce retour est symbo­lique, car je sens bien que c’est le « début de la fin de ma carrière ». Et de conclure « je voudrais arrêter ma carrière comme l’a fait Marat Safin (80e mondial), en étant compé­titif. Je veux que ça soit moi qui quitte le tennis, et non l’inverse. C’est-à-dire partir sur une bonne note, en restant un joueur dange­reux, comme je l’ai toujours été ». Qu’à cela ne tienne, les « Viva chile » reten­ti­ront à coup sûr, encore un bon petit moment.

A propos de l’auteur

Marion Poupart

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.