Andy Murray débute sa saison 2012 par un titre à Brisbane. Le numéro 4 mondial domine Alexandr Dolgopolov en finale (6−1 6–3) et réussit une excellente fin de tournoi. Il faudra compter sur lui à Melbourne.
Après des débuts particulièrement timides face à Mikhail Kukushkin (victoire 5–7 6–3 6–2) et Gilles Muller (6−7 7–6 6–3), Andy Murray a passé la vitesse supérieure pour enchaîner trois très bons matches et boucler sa semaine dans le Queensland par un titre. C’est simple, des quarts à sa victoire finale, le Britannique n’a perdu que 13 jeux. Et ce n’était pas face à n’importe qui ! Marcos Baghdatis dévoré vendredi 6–2 6–2, Bernard Tomic corrigé le lendemain 6–3 6–2 et Alexandr Dolgopolov balayé 6–1 6–3 en finale pourront témoigner. Cet Andy Murray cru janvier 2012 est en grande forme.
Comment le Britannique a‑t‐il réussi à se promener de telle manière face à des joueurs de cette qualité ? Grâce à la qualité de son service d’abord. Sur les trois derniers matches de son tournoi, le numéro 4 mondial n’a eu à sauver, en tout et pour tout, que 6 balles de break. Sa première est efficace et Murray a pris pleinement conscience de son importance. « C’est tellement plus facile quand on sert aussi bien » disait‐il à la sortie de sa victoire sur Dolgopolov. Deuxième chose, le nouvel élève d’Ivan Lendl a très bien bougé sur le court en cette fin de semaine. Si le déplacement a toujours été l’un de ses points forts, Murray n’en a pas moins semblé particulièrement rapide, vif et alerte à Brisbane. Et c’est justement lorsque le service est en place et que le corps suit que Murray devient le plus dangereux. S’il parvient à se montrer un peu plus offensif dans les moments décisifs tout en gardant une attitude plus positive, le numéro 4 mondial sera extrêmement dangereux à Melbourne. D’autant plus qu’il pourra compter sur les conseils avisés d’un certain Ivan Lendl…
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Publié le dimanche 8 janvier 2012 à 16:10



