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Nick Kyrgios, déjà résigné et nostal­gique : « Il y a eu un moment dans ma vie où j’avais l’im­pres­sion d’être le meilleur joueur du monde. Je pensais sincè­re­ment que j’étais imbattable »

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Battu par l’Américain Aleksandar Kovacevic (6−3, 6–4) au premier tour du tournoi de Brisbane, pour son premier match offi­ciel depuis 10 mois, Nick Kyrgios a reconnu en confé­rence de presse d’après match qu’il ne serait peut‐être jamais en capa­cité de revenir à son meilleur niveau. 

« J’ai subi une recons­truc­tion du poignet et deux opéra­tions du genou. Je ne serai jamais… Je pense que c’est injuste. Je prends l’exemple de Thanasi (Kokkinakis), ou mon propre exemple, ou celui de Del Potro, Thiem ou Nishikori. Nous regar­dons certaines de ces personnes qui étaient au sommet de leur art et qui dispu­taient les tour­nois du Grand Chelem, puis certaines parties de votre corps lâchent et ne peuvent plus supporter la charge que repré­sente le fait d’être au plus haut niveau. Vous savez, c’est ce qui arrive. Je veux dire, c’est telle­ment diffi­cile pour moi d’aller sur le terrain, même sur les terrains d’en­traî­ne­ment parfois, et de réaliser que même l’idée… Il y a eu un moment dans ma vie, en 2022, ou quand je gagnais plusieurs titres en un an, où il y avait un idéal, où j’avais en fait l’im­pres­sion que j’étais le meilleur joueur du monde. Je pense que les gens confondent les choses, quand on est au sommet de son sport, je pensais sincè­re­ment que j’étais imbat­table. Je sortais sur le court et je pensais que personne ne pouvait vrai­ment me battre. Vous avez vrai­ment cette confiance et cette illu­sion que vous êtes cette personne. Je pense simple­ment qu’a­près avoir subi ces opéra­tions, ou plutôt, je suppose qu’elles vous font redes­cendre sur terre, et c’est comme si vous n’aviez plus cette convic­tion. C’est triste, d’une certaine manière, mais c’est la réalité. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.