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L’aveu du Français Mpetshi Perricard, qui n’a plus gagné de match depuis quatre mois : « Ça se résume en une petite dépres­sion, un burn‐out »

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Giovanni Mpetshi Perricard traverse une période parti­cu­liè­re­ment difficile.

Le Français n’a plus remporté le moindre match offi­ciel depuis le 14 juin dernier, soit depuis plus de quatre mois. Battu par le Suisse Remy Bertola, 227e mondial, dès le premier tour des quali­fi­ca­tions de l’ATP 250 de Bruxelles (7−6 [4], 6–7 [2], 7–5), quatre jours après sa défaite à Roanne face au 817e joueur mondial, le « bombar­dier » trico­lore a enchaîné une huitième défaite consé­cu­tive en compétition.

Âgé de 23 ans et actuel­le­ment 108e mondial, le Lyonnais s’est confié à L’Équipe sur cette période délicate. 

« Rien ne va à part mon service. C’est sûr que c’est dur ces derniers mois. Il y a eu beau­coup de choses néga­tives, dans mon jeu et à l’ex­té­rieur. J’essaie petit à petit de recoller les morceaux, ce n’est pas évident. Ça va prendre beau­coup de temps. C’était dur menta­le­ment déjà après Wimbledon. C’était dur, je ne me suis pas entraîné en rentrant de Londres. J’ai coupé, beau­coup. Après, je suis parti sur la tournée nord‐américaine parce que je devais le faire, mais je n’avais pas la bonne menta­lité. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je ne l’au­rais pas fait. C’était pareil après l’US Open, j’ai coupé complè­te­ment. J’ai arrêté de regarder du tennis, j’ai joué une fois tous les deux ou trois jours, j’en avais marre et je n’avais plus de coach. Après l’US Open, je suis parti à Dubaï et je suis resté chez moi, c’est tout. C’est un peu dépressif, je sais. Ça se résume en une petite dépres­sion, un burn‐out. Mes potes ont été là pour moi et m’ont aidé, parce qu’il n’y avait pas que des très bonnes idées venant de ma part. Ils m’ont beau­coup aidé dans cette période où ça n’al­lait pas bien du tout. Grâce à eux, j’ai pu rejouer, parce que si ça ne tenait qu’à moi, je ne joue­rais pas. C’est une pente qui est dure, qui est raide, qui pour l’ins­tant est longue, mais il faut persé­vérer. Ce n’est pas évident. Il faut changer l’état d’es­prit. C’est dur, c’est vrai­ment très dur. Je pense que ça va le faire, mais il faudra du temps. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.