Après ses déconvenues parisiennes et londoniennes, Roger Federer se refait une santé depuis le début de la tournée américaine sur dur, avec une victoire pleine de détermination 6–7 7–6 6–4 face au méritant Mardy Fish. Il s’offre ainsi son deuxième titre de la saison, conserve son trophée à Cincinnati et se pose en sérieux prétendant pour l’US Open.
Il en fallait de la détermination et de la lucidité pour dominer Mardy Fish en finale du Masters de Cincinnati, et Roger Federer en a fait preuve pour s’offrir le 63ème titre de sa carrière. Dès le début du match, les deux joueurs font étalage de leur tennis offensif en s’appuyant sur la qualité de leurs services et l’empoignade s’installe. Fish résiste à un jeu de service de près d’un quart d’heure et deux balles de break à 1–1, puis une plus tard à 4–4, ainsi qu’à 5–5. Dans le tie break c’est Federer qui craque le premier en dévissant un revers, permettant à Fish de mener 4–3, mais le Suisse enchaine deux points. Au moment où on s’imagine que Federer va conclure, Fish réagit à nouveau et remporte le premier set à l’arrachée. Une première manche très équilibrée avec beaucoup de prises d’initiatives au filet de la part des deux joueurs.
Fish se procure sa première balle de break seulement à 2–2, et ne laisse aucune chance à Federer sur sa mise en jeu. On se dirige donc vers un tie‐break logique, où le Suisse réussit rapidement le mini‐break et tourne avec un avantage considérable de 5–1. Le suisse survole finalement le jeu décisif 7–1 en concluant sur un ace.
Dans le dernier set, les débats demeurent serrés et tout va se jouer sur des détails. Pas la moindre balle de break dans le dernier set, où les deux joueurs se montrent intenables sur leurs mises en jeux jusqu’à ce que Federer trouve la faille à 4–4 pour servir pour le match et conclure.
Face à un Fish surmotivé et nullement complexé par l’évènement, Roger Federer a fait preuve d’un grand sang‐froid pour remonter un set de handicap et a notamment parfaitement maîtrisé quelques moments chauds dans le deuxième set. Il ajoute un quatrième titre à Cincinnati à son palmarès, réussissant pour la première fois à y conserver son titre. Un 62ème trophée pour le Suisse, le 17ème en masters 1000 et le deuxième cette saison. Surtout, il envoie message clair aux rares sceptiques qui le voyaient sur le déclin : il faudra compter avec lui à l’US Open.
Publié le dimanche 22 août 2010 à 21:09



