Si le tube de l’année 2011 est incontestablement serbe et s’appelle Novak Djokovic, le hit de l’été nous vient tout droit des Etats‐Unis et se dénomme Mardy Fish. Depuis sa double défaite en Coupe Davis contre David Ferrer et Feliciano Lopez en juillet dernier, l’Américain enchaine les bonnes performances à vitesse grand V. Il a atteint les finales des trois tournois dans lesquels il était engagés (Atlanta, Los Angeles et Montréal) et s’est qualifié la nuit dernière dans le dernier carré du Master 1000 de Cincinnati.
C’est sur le sol nord‐américain que Mary Fish a principalement construit sa belle année 2011. Contre Rafael Nadal en quart de finale à Cincinnati, l’Américain a signé sa 25ème victoire de l’année, ce qui représente 70% de ses 36 succès de la saison. Le 8ème joueur mondial n’a en effet pas attendu l’été pour être performant sur son sol natal. L’hiver dernier, il avait déjà atteint trois fois le stade des demi‐finales à Memphis, Delray Beach et Miami. Depuis Juillet, il n’a fait que passer la vitesse supérieure avec son succès à Atlanta (contre John Isner) et ses finales perdues à Los Angeles et Montréal.
Force est de constater toutefois qu’à part Rafael Nadal en quart à Cincinnati, Mardy Fish n’a pas vaincu de nombreux ténors du tennis mondial. Mais est‐ce vraiment la faute de l’Américain ? A l’exception de Djokovic en finale à Montréal et de Nadal à Cincinnati, Fish n’a tout simplement pas vu de top 10 se dresser sur son chemin. Depuis Atlanta, il livre en tout cas des matches sérieux face à des adversaires qui ne font certes pas partie des 10 meilleures joueurs mondiaux mais qui demeurent très redoutés sur le circuit. On pense notamment à ses rencontres face à Richard Gasquet en quart à Cincinnati, ou face à Tipsarevic en demi‐finale à Montréal. A chaque fois, l’Américain a su gérer ses matches et est sorti vainqueur de ses adversaires en deux sets (7−5, 7–5 contre le Français, 6–3, 6–4 face au Serbe). Lorsque le n°14 à l’ATP, Stanislas Wawrinka l’a accroché au jeu décisif du deuxième set en quart de finale de la Rogers Cup de Montréal, Mardy Fish ne s’est pas affolé et a affligé un 6–0 au Suisse dans la troisième manche. Le plus grand fait d’arme de l’Américain reste paradoxalement une de ses défaites ! Il s’agit bien sur de sa finale perdue contre Novak Djokovic à Montréal (6−2, 3–6, 6–4). Avec cette rencontre, Fish demeure l’un des rares joueurs à avoir réussi à contrarier le Maitre depuis la victoire de ce dernier à Wimbledon. L’Américain est aussi le seul avec Gaël Monfils, à avoir remporté un set face au Serbe.
La grande question qui trotte dans les têtes des supporters américains est la suivante : Mardy Fish est‐il capable de remporter les prochains Internationaux des Etats‐Unis ? Cela semble très téméraire de répondre positivement à cette interrogation. Mais le scénario est envisageable. A l’exception de Novak Djokovic, les autres membres du top 4 ne semble pas se trouver dans un état de forme resplendissant. L’Américain aura peut‐être un coup à jouer à New York. Avant de penser à un éventuel et hypothétique triomphe à l’US Open, Mardy Fish essaiera déjà d’améliorer son bilan dans les tournois du Grand Chelem qui, pour un joueur bientôt âgé de 30 ans, n’est pas des plus extraordinaires. Pour l’instant, l’Américain n’a jamais accroché une demi‐finale dans un tournoi majeur et il n’a atteint qu’à quatre reprises le stade des quarts de finale (l’Open d’Australie en 2007, l’US Open en 2008 et Wimbledon cette année).
Publié le samedi 20 août 2011 à 18:15



