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Mannarino peut rêver

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A l’heure où les joueurs fran­çais ne brillent pas par leur perfor­mance, un seul homme surnage depuis plusieurs semaines, Adrian Mannarino. Ce gaucher de 29 ans est en train de réaliser l’une de ses plus belles saisons de sa carrière. Il incarne égale­ment le seul rayon de soleil trico­lore depuis le passage sur gazon après Roland Garros. Proche de son meilleur clas­se­ment en carrière (27ème en juillet 2015), il est actuel­le­ment le 36ème mondial et peut espérer taper dans l’œil de Yannick Noah à moins d’un mois d’une demi‐finale de Coupe Davis.

Un joueur qui sait s’adapter

Même s’il n’a pas encore remporté de titre sur cette saison 2017, Adrian Mannarino peut être satis­fait de son parcours depuis son huitième de finale perdu à Miami, en mars dernier, face à Tomas Berdych. Deux semaines plus tard, il sort des quali­fi­ca­tions à Monte Carlo et élimine à la surprise géné­rale son compa­triote Jo‐Wilfried Tsonga en seizièmes de finale avant de déclarer forfait lors de son huitième face à Lucas Pouille à cause d’une hanche doulou­reuse. Suite à cette bles­sure, le 36ème mondial peine à retrouver du rythme sur une surface qu’il apprécie moyen­ne­ment. Pas suffi­sam­ment remis, il sortira quand même des quali­fi­ca­tions à Madrid et Rome avant de perdre au premier tour, comme à Roland Garros. 

Le gazon comme remède

Il retrouve avec la saison sur gazon une surface rapide qui lui va plutôt bien. La preuve, après deux échecs face aux « gros » Zverev et Tsonga à Bois‐le‐Duc et au Queen’s, il va goûter à l’herbe turque à Antalya et en ressort avec une finale à la clé (il s’in­cline face à Yuichi Sugita). Il arrive donc à Wimbledon en rythme et peut prendre sa revanche contre le Japonais au deuxième tour après un match accroché. Au tour suivant, il en fait voir de toutes les couleurs à Gaël Monfils en rempor­tant le match après avoir été mené 2 sets à 1. C’est Novak Djokovic qui stop­pera son parcours en huitièmes de finale après un duel pas tant déséqui­libré que cela. Depuis le début du mois d’août et le passage au ciment nord‐américain, le natif du Val‐d’Oise reste sur deux quarts de finale de suite à Los Cabos et Montréal où il était le dernier repré­sen­tant trico­lore à chaque fois. Aujourd’hui, il est en huitième à Cincinnati et il est encore bien seul …

Lille en ligne de mire ?

Alors, quelles seront les consé­quences de la piètre pres­ta­tion du clan fran­çais depuis deux mois et de la bonne forme affi­chée par Mannarino en vue de la demi‐finale de Coupe Davis en septembre prochain ? Pour le moment, on n’en sait rien mais elles pour­raient être béné­fiques pour Adrian qui affir­mait en juin dernier avoir « toujours rêvé de la Coupe Davis ». Car si Lucas Pouille et Jo‐Wilfried Tsonga semblent intou­chables, ce n’est plus vrai­ment le cas de Gaël Monfils et de Richard Gasquet qui peinent à trouver de la constance dans leurs pres­ta­tions. Que fera Noah si le natif de Soisy‐sous‐Montmorency bat, ce soir, Dominic Thiem et atteint les quarts de finale pour la troi­sième fois de suite en trois semaines ? Ou s’il est une nouvelle fois l’un des derniers repré­sen­tants fran­çais sur le Grand Chelem New‐yorkais dans trois semaines ? On ne fait que demander …

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A propos de l’auteur

Thomas S

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.