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Nadal, déjà favori pour l’US Open ?

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Après son succès face à Isner en deux manches (7−6 (8), 7–6 (4)) en finale du tournoi de Cincinnati, Rafael Nadal est donc invaincu sur ciment. Son niveau de jeu, sa régu­la­rité en font logi­que­ment le favori de l’US Open. 

C’est la première fois depuis toute sa carrière que l’Espagnol présente un bilan aussi positif avant d’aborder la troi­sième levée du Grand Chelem. En 2010 quand il avait soulevé la Coupe sur le central Arthur Ashe, il n’était parvenu qu’en quart à Cincinnati et demi à Montréal. Mais le tennis n’est pas unique­ment un sport de statis­tiques. Et si l’Espagnol a démontré de belles qualités, il n’a pas surclassé ces adver­saires durant cette quin­zaine. De plus, ses rivaux en finale étaient presque des « novices ». 

Cela ne remet pas évidem­ment en cause son statut de favori mais il faut rela­ti­viser les choses. Novak Djokovic est toujours un titan en Grand Chelem, Andy Murray aura enfin digéré son Wimbledon, et Roger Federer a retrouvé des couleurs avec sa raquette blanche. On mettra aussi une petite pièce sur Del Potro, toujours très perfor­mant sur la terre qui lui a permis de se révéler. Seuls recalés, Tomas Berdych est clai­re­ment un cran en dessous, et David Ferrer, un peu lassé et fatigué. 

On a donc envie de dire que pour Rafa, l’es­sen­tiel sera de vivre une première semaine aisée pour monter en puis­sance et confirmer qu’une bonne prépa­ra­tion pour l’emporter à l’US Open consiste à se présenter vierge de défaites. Il reste qu’il ne faut pas oublier que l’US Open est un tournoi plutôt parti­cu­lier où la météo peut changer la donne sur une seule petite journée. Rappelons‐nous de cette farce entre Murray et Berdych avec des rafales de vent hystériques. 

Donc oui, Rafael Nadal est favori mais d’une tête, voir une enco­lure, pas bien plus. Comme aime le répéter à souhait Roger Federer, un tournoi du Grand Chelem, ce sont des matches en trois sets, ce qui change réel­le­ment la donne. Il reste cepen­dant que l’Espagnol arrive en pleine forme en ayant rempli son « réser­voir » confiance. Et dire que mi‐juillet, certains le voyaient presque arrêter sa carrière après son échec sur le gazon londo­nien. Rafa nous éton­nera toujours. A vrai dire, on a bien l’im­pres­sion que plus Rafa connait un échec, plus il revient fort, confir­mant qu’au final c’est la défaite qui permet de progresser surtout si l’on continue à avoir des objec­tifs élevés. En affir­mant derniè­re­ment qu’il visait à nouveau la première place mondiale, on devait s’at­tendre fina­le­ment à un tel retour foudroyant. Rarement, Rafa ne s’est donné des objec­tifs qu’il ne pouvait pas atteindre, ques­tion d’humilité.

La tenue de Rafael Nadal, ici !

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.