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La mise au point de Djokovic

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Au terme d’une finale abso­lu­ment excep­tion­nelle, Novak Djokovic est parvenu à dominer Andy Murray en trois sets, 6–3 5–7 6–4 et presque trois heures de jeu. Le Serbe décroche ainsi son 67e titre en carrière. Même si tout n’a pas été parfait au cours de la semaine, le Djoker envoie un message fort en ce début de saison.

Un peu moins de deux mois après la finale du Masters de Londres qui avait permis à Andy Murray de confirmer sa place sur le trône mondial, Novak Djokovic a pris sa revanche au terme d’une rencontre somp­tueuse. Car si les duels entre les deux hommes ont parfois été déce­vants, cette finale a tenu toutes ses promesses. Novak Djokovic avait réussi un départ toni­truant avec un niveau de jeu plus conforme à ses standings. 

Djokovic manque trois balles de match…

Pendant un set et demi, le Serbe domi­nait les débats et aurait pu boucler l’affaire en deux manches s’il était parvenu à concré­tiser une de ses trois balles de match à 5–4 sur son service. Andy Murray se montrait alors plus entre­pre­nant, tout en restant excep­tionnel en défense. Sa couver­ture de terrain restait d’ailleurs monu­men­tale. Au final, le numéro 1 mondial enchaî­nait quatre jeux consé­cu­tifs pour revenir à une manche partout. La dyna­mique s’inversait. Le Britannique réali­sait une meilleure entame de dernier acte mais il ne parve­nait pas à concré­tiser cet ascen­dant lorsqu’il se procu­rait une balle de break à 3–2. Le Djoker en profi­tait et brea­kait dès le jeu suivant avant de conclure cette rencontre 6–3 5–7 6–4 au terme d’un combat de 2h54 de jeu !

Le regard de Djokovic a changé

Certes, cette semaine n’a pas été parfaite pour Novak Djokovic mais le message envoyé est fort. A la diffé­rence de la deuxième partie de saison 2016 où il semblait être absent des débats tout en accep­tant son sort, Nole a démontré sa rage de vaincre que ce soit dans son regard et son atti­tude où il a cherché à haran­guer le public et son public. Ce succès, le 67e titre en carrière, met fin à six mois de disette puisque son dernier trophée remon­tait à Toronto en août dernier. Si cette victoire n’a aucune inci­dence pour le clas­se­ment, elle lui fera le plus grand bien dans sa reconquête.

Avec un niveau de jeu fantas­tique, cette finale laisse augurer une année 2017 sensa­tion­nelle… Prochain rendez‐vous en finale de l’Open d’Australie ?

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.