AccueilATPATP - DohaMonfils is back !

Monfils is back !

-

Après Gilles Simon quelques minutes plus tôt, c’est au tour de Gaël Monfils de briser le signe indien en rempor­tant son premier titre depuis juillet 2016. Opposé au jeune Andrey Rublev, La Monf’ a certai­ne­ment sorti son meilleur match depuis des mois. Impressionnant physi­que­ment et très concentré, il n’a laissé aucune chance au membre de la Next Gen, score finale 6–2, 6–3 en tout juste 1h de jeu. Après trois échecs en finale à Doha (2006, 2012, 2013), le fran­çais parvient enfin à débuter une saison de la meilleure des manières, par un titre. C’est le septième de sa carrière.

Pas forcé­ment à son aise depuis le début du tournoi, Gael Monfils a néan­moins réussi à s’immiscer dans le dernier carré du tournoi de Doha sans réel­le­ment forcer son talent en battant dans l’ordre, Paolo Lorenzi, Jan‐Lennard Struff et Peter Gojowczyk. En demies, face à Dominic Thiem, la tâche s’annonçait plus complexe, sauf que ce dernier a préféré se retirer en raison d’un virus. Une aubaine pour le 46ème mondial qui n’en deman­dait pas tant. Pendant que Gaël atten­dait tran­quille­ment le nom de son prochain adver­saire, l’autre demi‐finale s’éter­ni­sait et voyait le jeune cogneur Andrey Rublev remporter une bataille de 2h30 face à Guido Pella. Logiquement favori sur cette finale, Monfils n’a pas tremblé une seule fois et a explosé le jeu agressif de fond de court de son adver­saire. Grâce à ses qualités athlé­tiques incroyables mais aussi, et il faut le souli­gner, grâce à un sérieux exemplaire. 

Premier titre depuis juillet 2016

Très solide au service dès les premières minutes de jeu, le Tricolore mène rapi­de­ment 3–1 puis 5–2 dans la première manche. En face, le Russe n’a pas un millier d’op­tion tactique. Il attaque, frappe très fort en fond de court et mise presque tout sur sa puis­sance. Une situa­tion idéale pour le Parisien qui, avant la rencontre, avait dû préparer son plan de jeu. C’est à dire se contenter de bien défendre afin de pousser le jeune à la faute. Mais pas que. Dès qu’il en a eu l’opportunité, il n’a pas hésité à se faci­liter la vie en contrant et en atta­quant le natif de Moscou. Ce dernier a bien tenté de réagir dans le deuxième set mais en vain. Gaël Monfils remporte certai­ne­ment la finale la plus facile de sa carrière, lui qui en déjà perdu 20. Espérons que ce titre en amènera beau­coup d’autres et que les bles­sures épar­gne­ront ce magni­fique joueur qu’est La Monf’ afin qu’il nous régale régu­liè­re­ment de sa présence sur les plus grands tour­nois du monde.