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Tsonga avait un petit train de retard…

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C’est fini pour Jo‐Wilfried Tsonga à Dubaï ! Le Français s’in­cline en quarts de finale face à Tomas Berdych 6–4 6–3. Il peut d’ores‐et‐déjà se tourner vers le Masters 1000 d’Indian Wells qui débute mercredi prochain.

C’est un peu toute la diffé­rence entre le sixième joueur mondial et le numéro dix. Un peu de confiance supplé­men­taire, un chouïa de constance en plus, une once de dyna­mique qui fait la diffé­rence… Et, au final, un résultat indis­cu­table : Jo‐Wilfried Tsonga était infé­rieur à Tomas Berdych aujourd’hui. Le Français ne donne pas l’im­pres­sion d’être au meilleur de sa forme en ce début de saison. Toujours autant en déli­ca­tesse sur son revers, il vogue du bien, voire du très bien comme à l’en­tame du deuxième set, au moyen, voire très moyen. 

Dans ce quart de finale, à Dubaï, il a par exemple pu s’ap­puyer sur une première balle parti­cu­liè­re­ment effi­cace, gagnant derrière plus de huit points sur 10. Malheureusement, cette première n’est passée que dans 48% des cas. Parfois très en jambes côté coup droit, il a aussi régu­liè­re­ment dégou­pillé, offrant quelques vilains points faciles à son adver­saire. C’est fina­le­ment lors­qu’il est monté à la volée que Jo s’est montré le plus convain­cant. De quoi lui permettre de prendre l’avan­tage ? Non. Car, à chaque fois, Berdych a su serrer la vis. Impérial sur sa mise en jeu dans la première manche, le Tchèque a concédé cinq balles de break dans la deuxième. Toutes sauvées. Sans être génial, il a su gérer son avance et sa supé­rio­rité pour dominer Tsonga 6–4 6–3.

Une défaite un peu frus­trante pour Jo qui perd contre plus fort mais peut regretter les quelques occa­sions ratées et le trop grand nombre d’er­reurs – 26 fautes directes de son côté, pour 15 points gagnants seule­ment. Pis, pas très mobile sur les jambes, il a semblé aussi manquer de concen­tra­tion ici ou là. De concen­tra­tion ou d’im­pli­ca­tion. Pas forcé­ment rassu­rant alors que la saison vient à peine de débuter. Mais fi ! Il va béné­fi­cier de quelques jours de repos avant de s’at­ta­quer à Indian Wells. Et pourra toujours s’es­timer satis­fait d’un enchaî­ne­ment Open 13‐Dubaï marqué par une finale et un quart. 

De quoi recharger les batte­ries en énergie et volonté pour le premier Masters 1000 de la saison. Et, qui sait, de combler ensuite son petit retard en confiance, en constance et en points sur les autres membres du top 10.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.