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Davydenko : « Un bon sentiment »

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Qualifié pour la finale des Masters après avoir battu Roger Federer, 6–2, 4–6, 7–5, Nikolay Davydenko a été fidèle à lui même, commen­çant sa confé­rence de presse par : « Il y a du monde aujourd’hui. » Le Russe est content que la réus­site ait pour une fois changé de camp.

Finalement vous avez battu Roger. Comment avez‐vous fait ?
J’imaginais que c’était la ques­tion que tout le monde allait me poser. Ma famille, tous ceux qui me soutiennent, atten­daient ce moment, que je batte Federer car j’ai battu tous les autres membres du top 10. Je pensais que cela vien­drait peut‐être en 2010 et 2011. Mais en 2009, en fin de saison, c’est un bon sentiment.

Vitas Gerulaitis a perdu ses 13 matchs contre Borg, décla­rant qu’il était battu avant d’entrer sur le court. Était‐ce le cas pour vous lors de vos douze défaites de rang contre Federer ?
Je n’ai pensé à rien. J’ai juste pensé que si je perdais, demain je prenais l’avion et j’étais aux Maldives. C’était vrai­ment dans mon esprit. Je ne m’inquiétais pas, je ne me mettais pas de pres­sion. Je savais que je jouais bien. J’ai pensé diffé­rem­ment aujourd’hui. Je voulais montrer la même confiance qu’hier, parce que je me sentais bien. Et c’est passé. Ça s’est vrai­ment passé, pour mon quatrième match, j’ai très bien joué. 

Vous n’aviez que 15 heures entre votre match d’hier et celui d’aujourd’hui. Comment vous sentez‐vous physi­que­ment après ce nouveau match en trois sets ?
J’étais fatigué, très fatigué, je me sentais un peu lent. Si vous ne l’avez pas vu, c’est bien. Mais j’ai joué tous les jeux, tous les points à 100%. Nous verrons demain. Là, j’ai un peu plus de temps. Je veux être à 100%. J’espère être prêt physi­que­ment pour la finale.

A quelle heure êtes‐vous allé vous couchez hier ?
À 3 heures du matin. Je suis rentré à 1 heure, j’ai fait un massage d’une heure et demie. Mais j’ai joué trois fois en session nocturne, donc j’étais habitué à ce rythme. Aujourd’hui, je n’ai dormi que sept heures, mais ça allait. Sept heures ont suffi.

Vous avez dormi seul ?

Allons. Je suis marié. Allons, allons. Que voulez‐vous, que je dorme avec deux, trois, quatre filles ?

Vous êtes Russe.

Je suis Russe, mais je ne suis pas Safin (rires).

Que vous est‐il passé par la tête à 5–4 contre vous et qu’il vous a renvoyé votre smash dans les pieds ?

A 0–30, je pensais que Federer allait encore être chan­ceux. Il m’a battu 12 fois. Sur ce point‐là, j’ai pensé : « Pas une nouvelle fois, s’il-vous-plaît. » Mais j’aurais très bien pu perdre 6–4 au troi­sième set. J’ai gagné le point suivant, je me suis bien concentré. Et ensuite, j’ai eu la réussite.

De votre envoyé spécial à Londres

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