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Mahut : « On a envie de progresser ensemble »

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Nicolas Mahut et Pierre‐Hugues Herbert sont passés à côté de leur Masters avec trois défaites en trois matchs. Si Nicolas Mahut peut encore terminer numéro un en double, ils ne fini­ront pas meilleure paire mondiale de l’année.

Après un premier semestre excep­tionnel, Nicolas Mahut et Pierre‐Hugues Herbert ont terminé plus diffi­ci­le­ment leur année 2016. Les Tricolores repartent de l’O2 Arena avec un zéro pointé après leur défaite contre Henri Kontinen et John Peers, 6–7(5) 6–4 10–4. « On repart avec la cuillère de bois… C’est diffi­cile, confie Nicolas Mahut. Je crois que sur les quatre dernières défaites, trois le sont au super tie‐break. Ce sont des matchs que l’on aurait gagnés en début de saison avec un peu plus de confiance. Avec ce format, c’est toujours la même chose. Si ça tourne dans un sens, ce n’est pas un hasard. On hésite et on doute. C’est à l’image de la balle de deuxième set où je fais un smash moyen. »

Ce revers signifie que les deux compères ne termi­ne­ront pas en tête du clas­se­ment de la meilleure paire. Un titre qui revient à Jamie Murray et Bruno Soares. « Forcément, on préfère être numéro 1 que numéro 2 (sourire) ! À l’instant, c’est une décep­tion. Mais pour être tout à fait honnête, ce n’était pas l’objectif du début de saison. On joue une dizaine de tour­nois en moins que ces équipes‐là. Nos objec­tifs restent les tour­nois du Grand Chelem, les Masters 1000 mais aussi la Coupe Davis si nous on appelle. »

Herbert : « On a loupé des occa­sions de faire encore mieux »

Alors que retenir de cette année 2016 qui aura connu deux parties bien diffé­rentes. L’Angevin fait le bilan. « C’est la saison la plus riche de notre carrière. Le rêve était de gagner Wimbledon et on y est parvenu. On a gagné trois Masters 1000 (Indian Wells, Miami et Monte‐Carlo). On a aussi connu des échecs qui doivent nous servir comme aux Jeux Olympiques, à Roland Garros, ici et en Coupe Davis. On va s’attacher à travailler ces petits détails qui nous permet­tront de gagner ces matchs sur les échéances impor­tantes. » L’Alsacien a aussi dressé le bilan de son année 2016. « La première partie de saison a été incroyable. On était presque eupho­rique, on enchaî­nait les victoires. Tout allait dans notre sens. On a connu un petit creux après Wimbledon qui a été une expé­rience extra­or­di­naire. C’était aussi une aven­ture géniale d’un point de vue humain. La deuxième partie a été extrê­me­ment diffi­cile avec notam­ment les Jeux Olympiques qui nous ont fait mal, surtout à moi. Cela m’a coûté cher. C’est un peu dommage car en cette fin de saison, on rejouait bien. C’est ma meilleure saison, sans doute aussi pour Nicolas, mais elle est un peu mitigée car on a loupé des occa­sions de faire encore mieux. »

Si les vacances arrivent à point nommé, Nicolas Mahut revient sur la discus­sion qu’ils ont eu après le deuxième match. Avec un seul mot d’ordre : conti­nuer à progresser. « Il faut laisser un peu de temps. On a envie de progresser ensemble. C’est extrê­me­ment positif. Nos staffs sont présents ici. Ils échangent égale­ment. A nous de conti­nuer à travailler. On a vu les secteurs de jeu où on est moins fort contre des équipes qui servent bien et qui sont percu­tantes. Ce sont des pistes de travail. »

De votre envoyé spécial à Londres

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