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Nadal : « Je n’ai pas trop mal joué mais je n’ai pas été assez calme. »

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Tranquille, lucide, et assez bavard, Rafael Nadal est revenu en confé­rence de presse sur sa défaite contre Robin Soderling, 6–4, 6–4, lors du premier match du groupe B des ATP Finals de Londres. Le numéro 2 mondial ne s’alarme et garde sa ligne de conduite, avec la Coupe Davis et 2010 en point de mire.

Le match s’est joué en deux sets mais a été serré. Pensez‐vous que votre défaite a été scellée par votre façon de jouer ou par la sienne ?
Je n’ai pas trop mal joué, c’était OK. Mais des les moment impor­tants, je n’étais pas été assez calme. J’ai fait des erreurs, j’ai joué court. Ce sont les raisons pour lesquelles il m’a battu. C’est un très bon joueur sur cette surface. Si vous n’êtes pas tota­le­ment calme et si vous ne jouez pas très bien les moments impor­tants, c’est très diffi­cile de gagner. C’est ce qu’il s’est passé aujourd’hui.

Que vous manque‐t‐il en ce moment ? Est‐ce la confiance ou sont‐ce des éléments techniques ?
Non. Je l’ai dit cent fois mais c’est vrai. Le seconde partie de l’année est diffi­cile pour moi, et j’ai proba­ble­ment perdu un peu cette confiance et ce calme néces­saires dans les moments impor­tants. Je travaille très dur pour revenir à mon meilleur niveau. Je n’en suis pas très loin, mais j’ai besoin d’un peu plus de confiance et de calme, no ? Ca sera très dur de bien finir l’année. Mais je vais travailler très dur pour très bien commencer l’année prochaine. Je crois en moi, je peux revenir à un très bon niveau la saison prochaine.

Que pendez‐vous des chances de Soderling sur cette surface ?
Tout le monde a ses chances, no ? Il y a les huit meilleurs joueurs, alors tout peut se passer. 

Vous avez déclaré ne pas vous inté­resser à la place de numéro 1 mondial. C’est vrai ?
Si vous le pensez. Je pense que les oppor­tu­nités que j’ai ne sont pas ici. Si vous voulez me parler d’être numéro 1 mondial, je peux, mais je pense que ce n’est pas le bon moment (sourire). Mon niveau n’est pas suffi­sant pour être numéro 1, no ? Mon niveau se résume à me battre et à m’entraîner dur pour prêt aussi vite que possible pour être compé­titif avec n’importe qui. Aller sur le court plein de confiance, c’est ça que je travaille. Je pense que je travaille très bien, je m’entraîne pour améliorer diffé­rentes choses dans mon jeu, comme chaque année. C’est normal, ce sport est ainsi. Parfois, vous vivez vos meilleurs moments, parfois vous en vivez de mauvais. C’est proba­ble­ment le cas actuel­le­ment pour moi. Il faut juste l’accepter et travailler pour améliorer la situation.

Comment ressentez‐vous la surface ?
Ça va. Il n’y a pas de hauts rebonds, mais le court n’est pas très rapide. 

Vous disiez que vous manquez de calme. Physiquement, êtes‐vous à 100% après toutes vos blessures ?
Oui je suis bien. Je suis très bien. Merci.

En vous écou­tant, on a l’impression que vous êtes content d’arriver à la fin de l’année 2009 afin de commencer 2010. Est‐ce égale­ment votre ressenti ?
Non, je ne suis pas content de finir cette année, no ? Je ne suis pas fatigué. J’ai été écarte un bon moment de la compé­ti­tion. Alors pour moi, je ne me sens pas fatigué et je ne veux pas m’arrêter là. Mais la saison finit cette semaine. Pour nous, avec la Coupe Davis, la semaine prochaine. C’est ainsi. Je sais que pour être prêt l’année prochaine, j’aurais un mois, et ces deux matchs, peut‐être plus (sourire). J’ai cette semaine, la Coupe Davis et un mois d’entraînement à Majorque. C’est pour­quoi je dois retrouver 100% de mon niveau pour commencer l’année prochaine avec un bon niveau et l’opportunité de gagner partout où je jouerai, no ?

Qu’est ce qui n’a pas été aujourd’hui ?
Je l’ai dit. C’est ma première réponse. Vous n’avez pas entendu ?

Non
Ok, je répète. Je pense que je n’ai pas mal joué. Mais dans les moments impor­tants, je n’avais pas le calme néces­saire pour gagner ces matchs contre les meilleurs joueurs du monde, no ? Et cette confiance, c’est ce qui n’a pas été aujourd’hui.

Avec toutes ces raisons, pensez‐vous que Soderling est un joueur qui ne vous sied pas ?
Peut‐être. On ne sait jamais. Ce n’est pas mon ressenti mais on ne sait jamais. Je pense que si je joue bien, j’aurais de bonnes chances de le battre dans le futur.

Ce n’était pas une très bonne expé­rience aujourd’hui, ce match. Mis qu’avez-vous pensé du stadium et du public anglais ?
Très bon, no ? L’atmosphère était incroyable. Le tournoi fait un bon travail. Les gradins sont pleins tout le temps, alors c’est très bon pour le tennis, pour les joueurs, c’est bien pour tout, no ? Les condi­tions sont bonnes. Seules les condi­tions météo­ro­lo­giques peuvent s’améliorer. Mais ça n’affecte pas le jeu (sourire). Mais le tournoi est très bien, et je suis heureux de vivre cette expé­rience à Londres. Et les spec­ta­teurs ont été très sympa­thiques avec moi tout le long.

Avez‐vous pensé au match de Roland Garros ? Est‐ce que ça vous a donné envie de le battre ?
Non, je l’ai dit 100 fois, je ne crois dans la revanche, rien de tout cela. Chaque match est diffé­rent. Je suis venu sur le court pour essayer de faire de mon mieux comme j’ai fait toute ma vie. Je n’ai pas pensé une seconde à Roland Garros. Les condi­tions sont complè­te­ment diffé­rentes, le moment est tota­le­ment diffé­rent égale­ment. Alors le Roland Garros ne m’a en rien affecté.

De votre envoyé spécial à Londres