Robin Soderling a doublé la mise face à Rafael Nadal, en le battant 6–4, 6–4 lors de l’ouverture du groupe B lors du Masters de Londres. Sa victoire en huitièmes de finale de Roland Garros sur l’Espagnol avait eu l’effet d’un tremblement de terre. Celle‐ci est simplement conforme à la réalité du moment, d’un Suédois en pleine confiance et d’un Rafa qui peine face aux meilleurs.
« Ça sera dur pour moi, mais j’ai mes chances. Je m’attends à un bon match, ça sera fun. J’ai gagné beaucoup de matchs depuis Paris, alors j’ai beaucoup de confiance. » Lors des tables rondes à deux jours du début de la compétition, Robin Soderling avait prévenu son monde. Il n’était pas au Masters de Londres pour faire de la figuration. Le finaliste de Roland Garros a ajouté les actes à la parole en battant Rafael Nadal, 6–4, 6–4, en 1h38, lors du premier match du groupe B.
Si le Suédois a déroule son tennis, le numéro 2 mondial a lui souffert tout du long. Malgré quelques sursauts d’orgueil, revenu de 0–3 à 3–3 dans le premier set, et break au début de la deuxième manche pour mener 2–1 service à suivre, Nadal n’a jamais paru en mesure de troubler la froide assurance de son adversaire. Constamment sur les talons, l’homme aux six titres du Grand Chelem a laissé l’initiative du jeu au Scandinave, toujours impeccable en salle. Incapable de faire vraiment mal, Rafa s’est contenté d’attendre Soderling pour le contrer, mais ce dernier a été assez entreprenant et puissant pour passer.
Ce résultat suit une logique débutée cet été, où l’Ibérique n’a battu qu’un seul membre du top 10 en six tournois, Jo‐Wilfried Tsonga en quarts de finale de Bercy. Nadal n’a même jamais gagné un set lors de ses six défaites depuis son retour sur les courts cet été. Mercredi, il retrouvera Novak Djokovic ou Nikolay Davydenko mercredi, deux joueurs qui l’ont battu cet automne. Pas de quoi se réjouir.
De votre envoyé spécial à Londres
Publié le lundi 23 novembre 2009 à 17:26



