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Sinner : « Je rejette la notion de busi­ness, mon but n’est pas de gagner de l’argent. Ce qui m’im­porte, c’est de bien me nourrir, de dormir les bonnes heures, de manger à la maison quand je le peux, d’être sur le terrain prêt le lende­main matin »

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L’interview accordée par Jannik Sinner au Corriere della Serra permet de mieux connaître le joueur italien. Après avoir exprimé un regret au sujet de Roger Federer et fait une décla­ra­tion forte sur la notion de pres­sion dans le tennis en faisant réfé­rence à l’ac­tua­lité inter­na­tio­nale, le 4e mondial a évoqué son rapport au tennis et à l’argent. 

« Pour le tennis, j’ai quitté la maison à l’âge de 13 ans. Il me procure des émotions posi­tives et néga­tives, des joies et des peines. Il me donne tout. Je rejette la notion de busi­ness : mes pensées ne sont pas le chiffre d’af­faires, elles ne sont jamais l’argent. Si c’était le cas, je joue­rais toujours, j’ac­cep­te­rais des repré­sen­ta­tions, je ne ferais pas de pause. Au contraire, ce qui m’im­porte, c’est de bien me nourrir, de dormir les bonnes heures, de manger à la maison quand je le peux, d’être sur le terrain prêt le lende­main matin. Prêt à m’amé­liorer. Si je ne joue pas le Masters 1000 de Madrid ou le tour de Davis, et je comprends que les fans puissent être déçus, c’est parce que je suis à Monte‐Carlo en train de travailler comme un fou. Mon but n’est pas de gagner de l’argent : c’est de devenir la meilleure version possible de moi‐même », a déclaré Sinner qui va disputer son premier match de poule au Masters à Turin contre Stefanos Tsitsipas ce dimanche.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.