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Soderling : « Une approche différente »

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Mats Wilander a dit avant le tournoi que vous étiez capable d’aller en demi‐finale du tournoi. Vous y êtes, quel est votre sentiment ?

C’est bien. Il y a les huit, enfin les neuf meilleurs du monde ici. J’ai gagné deux matchs en deux manches contre les numéros 2 et 3 mondiaux. Je ne peux pas demander plus. J’en profite énor­mé­ment. Mais il y a encore au moins deux matchs à jouer. J’espère bien figurer dans ces deux‐là également. 

Vous avez connu de très bons résul­tats cette année. À quel niveau mettez‐vous votre perfor­mance ici par rapport à votre saison ?

Oh, c’est diffi­cile. C’est diffé­rent évidem­ment. Je n’ai gagné que deux matchs. Comme je l’ai dit, j’ai gagné contre le numéro 2 et numéro 3. Je ne pense pas l’avoir déjà fait. C’est impor­tant, mais il y a les tour­nois du Grand Chelem, qui sont les plus grands évène­ments de l’année. C’est très bien, mais il y a encore une suite à l’histoire. 

Si vous aviez un adver­saire à choisir pour les demi‐finales, lequel préfériez‐vous ?

À qui pensez‐vous ? (rires) Je pense que la réponse est évidente. J’ai joué Roger pas mal de fois. Il m’a battu à chaque fois, mais je me rapproche de la victoire. Je ne peux rien faire par rapport aux résul­tats de l’autre groupe. Nous verrons. Ça sera diffi­cile quelque soit l’adversaire.

Vous semblez avoir plus le contrôle de vos émotions à présent. Avez‐vous travaillé cet aspect pour votre tennis ?

Oui. Du moins, j’essaye de travailler. J’ai perdu beau­coup de matchs à cause d’une perte de contrôle, mais mon carac­tère m’a aidé à gagner beau­coup égale­ment. Mais on met plus l’accent sur les défaites dans ces cas‐là. J’ai une approche diffé­rente cette année.

Vous êtes le premier Suédois à jouer le Masters depuis votre entrai­neur, Magnus Norman. Vous avez réalisé les mêmes perfor­mances que lui dans certains tour­nois. Comment vous a‑t‐il aidé à préparer ce tournoi ?

Il m’a dit de voir le Masters tel un tournoi comme les autres. Quand il s’était qualifié, il m’a dit qu’il était très fatigué, et qu’il ne pouvait pas être à 100%. Je me sens bien physi­que­ment, malgré la durée de la saison. J’essaye donc d’aborder ce tournoi comme les autres, et pour le moment, cela fonctionne.

De votre envoyé spécial à Londres

A propos de l’auteur

Florian Toumit

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.