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Medvedev revient sur ses propos en Australie : « J’avançais de manière presque auto­ma­tique et je gagnais beau­coup, mais cela ne peut pas durer éter­nel­le­ment, surtout lorsque l’on n’a qu’une semaine et demie de vacances »

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« Le gamin qui était en moi a cessé de rêver aujourd’hui », annon­çait un Medvedev touché et déçu par l’at­ti­tude du public à son égard lors de la finale de l’Open d’Australie contre Rafael Nadal. Lors du media day à Genève, où il va disputer son seul tournoi de prépa­ra­tion avant Roland‐Garros, un mois après avoir été opéré d’une hernie, le numéro 2 mondial a voulu tourner la page sur l’épi­sode de Melbourne.

« Je crois qu’il (le « petit garçon rêveur » qu’il était, ndlr) est de retour. C’est en prenant cette pause et en récu­pé­rant menta­le­ment que j’ai réalisé à quel point la fin de saison 2021 avait été éprou­vante. Après mon titre à l’US Open, j’ai très bien joué. J’avançais de manière presque auto­ma­tique et je gagnais beau­coup. Mais cela ne peut pas durer éter­nel­le­ment, surtout lorsque l’on n’a qu’une semaine et demie de vacances. Or après l’Open d’Australie, j’avais perdu cette forme d’évidence qui crée des auto­ma­tismes. Tout ça a joué sur mon moral. Et lors de la tournée aux États‐Unis, j’ai joué sans flamme. Mais main­te­nant ça va mieux. Je suis motivé, je remarque que je reprends des bonnes habi­tudes, je m’entraîne dur. Et j’espère pouvoir enchaîner deux ou trois matches ici avant de basculer en format trois sets gagnants à Roland‐Garros. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.