Alexander Zverev a concédé face à Taylor Fritz en demi‐finales de l’ATP 500 de Halle sa première défaite depuis son premier titre en Grand Chelem acquis à Roland‐Garros.
Battu pour la septième fois de suite par l’Américain (6–7[4], 6–4, 7–5), le numéro 3 mondial a révélé lors de son passage en conférence de presse, dont les propos sont relayés par Punto de Break, avoir dû composer avec un important problème lié à son diabète de type 1.
« Je ne pense pas qu’il y ait lieu de s’inquiéter pour Wimbledon. Mon dos s’est un peu bloqué, mais ce n’était pas la raison principale de la défaite. J’ai eu d’énormes problèmes avec ma glycémie car le capteur que j’utilise m’a donné une mesure complètement erronée. Il m’indiquait des valeurs très élevées alors qu’en réalité elles étaient basses, du coup je me suis injecté beaucoup plus d’insuline que je n’aurais dû. Pendant le match, ou plutôt pendant les 45 premières minutes, j’ai dû consommer près de 350 grammes de sucre. Je me sentais vraiment très mal. C’est vraiment la raison pour laquelle je n’étais pas présent physiquement au deuxième set et j’ai également eu beaucoup de mal au troisième. C’est la première fois que cela m’arrive. J’utilise ce type de capteurs depuis 2016 ou 2017 et, en neuf ans, et c’est la première fois qu’il fonctionne aussi mal. Après le deuxième set, les soigneurs se sont occupés de mon dos, mais le vrai problème était ailleurs. Si quelqu’un regarde le match, il verra que je buvais une boisson après l’autre. Au final, j’ai consommé entre 300 et 350 grammes de sucre. C’est très difficile à gérer. C’est comme si quelqu’un buvait une quantité énorme de soda pendant un match. Évidemment, on ne se sent pas bien. J’ai quand même lutté, j’ai tout donné et, au final, il faut aussi reconnaître que Taylor a mérité sa victoire. Aujourd’hui, il a mieux joué que moi. Il était plus présent, plus frais, elle se déplaçait mieux et il méritait la victoire. »
Un témoignage qui rappelle une nouvelle fois l’ampleur du défi relevé quotidiennement par l’Allemand, atteint d’un diabète de type 1 depuis l’âge de trois ans, et qui renforce encore le respect suscité par son parcours au plus haut niveau.
Publié le dimanche 21 juin 2026 à 08:10



