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Il n’y avait qu’Alcaraz pour stopper Medvedev de cette manière

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Explosif, agressif, malin.… Carlos Alcaraz continue d’éblouir le monde du tennis. 

Alors que Daniil Medvedev restait sur trois titres consé­cu­tifs (Rotterdam, Doha, Dubaï) et 19 victoires d’af­filée, le jeune espa­gnol n’a fait qu’une bouchée de son adver­saire en finale à Indian Wells dans la nuit de dimanche à lundi. Il ne lui a fallu qu’un peu plus d’une heure et dix minutes pour s’im­poser en deux sets : 6–3, 6–2.

Dans des condi­tions venteuses et toujours lentes, Alcaraz a joué comme s’il avait dix ans d’ex­pé­rience sur le circuit. Sans jamais trem­bler, en ne faisant que les bons choix et contrai­re­ment à sa demie contre Sinner, en n’of­frant aucune possi­bi­lité à Medvedev. 

Parfaitement entré dans sa partie au contraire du Russe, plus imprécis que ces dernières semaines, Alcaraz a joué très intel­li­gem­ment. Il a profité de la posi­tion toujours aussi reculée de Daniil pour multi­plier les amor­ties magni­fi­que­ment glis­sées ou prendre rapi­de­ment le contrôle de l’échange. Sa qualité de retour a fait égale­ment beau­coup de mal à celui qui écra­sait tout sur son passage depuis plus d’un mois.

Le protégé de Juan Carlos Ferrero a logi­que­ment fait la course en tête avant de mettre un gros coup sur la tête à son adver­saire en début de deuxième set, lors­qu’il enchaî­nait douze points de suite. 

C’est en toute logique que Carlos Alcaraz rempor­tait à seule­ment 19 ans son 8e titre en carrière, son 3e Masters 1000 (après Miami et Madrid en 2022). Depuis son retour de bles­sure, il a triomphé à Buenos Aires, Indian Wells et disputé une finale à Rio, où sa cuisse et Cameron Norrie avaient eu raison de lui. 

Carlos Alcaraz en profite pour retrouver la place de numéro 1 mondial, devant Novak Djokovic. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.