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Nadal, on va enfin savoir

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Ryan Harrison n’a vrai­ment pas de bol. L’Américain, qui s’était déjà farci Novak Djokovic à Melbourne dès le second tour, va devoir une fois de plus se préparer : c’est Rafael Nadal qui se présente cette fois‐ci face à lui. Un autre cador qui est en recherche de sensa­tions. Entre les deux hommes, ce sera la première confron­ta­tion. Mais l’im­por­tance de cette rencontre est ailleurs…

Voilà seule­ment un mois et demi que Rafael Nadal est revenu à la compé­ti­tion. Et si au fur et à mesure, le Majorquin a semblé retrouver la pleine posses­sion de ses moyens sur terre battue lors de sa tournée sud‐américaine (une finale et deux titres), le voilà main­te­nant confronté à une nouvelle réalité : le dur. Une surface qu’il redoute, une surface qui lui sied moins, une surface qu’il critique. Rafael Nadal et le dur, c’est loin d’être une grande histoire d’amour. Pourtant, à la surprise géné­rale, Rafa a choisi de s’ali­gner à Indian Wells alors qu’il avait d’une part laissé plané le doute long­temps, et d’autre part privi­légié une prépa­ra­tion en vue d’un titre à Roland Garros. En somme, une prépa­ra­tion ocre, ocre, et encore ocre !

Rafa a rejoué sur dur récem­ment, lors d’une exhi­bi­tion perdue contre Juan Martin Del Potro à New York. Et d’après lui, ses sensa­tions ont été bonnes. « Je me sens vrai­ment bien. Je me suis déjà entraîné deux fois ici (à Indian Wells). Mais, sérieu­se­ment, je ressens la pleine mesure de ma situa­tion après ces sept mois d’ab­sence. Je pense que ce n’est pas le bon moment pour parler du genou. Je suis ici pour faire de mon mieux et c’est ce que je vais essayer de faire. On verra comment le genou va répondre sur dur. » Mais dans une compé­ti­tion aussi acharnée qu’un Masters 1000, où Harrison, bien que jeune et encore en appren­tis­sage, risque de cher­cher à le déborder, Rafa va devoir forcer. Le risque de bles­sure sera plus grand que sur la terre, bien moins agres­sive. Faisons confiance à Rafa qui sait proba­ble­ment bien ce qu’il fait. En tout cas, on va observer ce retour sur dur avec beau­coup d’at­ten­tion. On imagine que Federer, Murray et Djokovic risquent d’en faire autant !