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« Pour Jannik Sinner, tout autre résultat qu’une finale serait consi­déré comme un début de crise », assure Benoît Maylin

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Jannik Sinner a telle­ment habitué les obser­va­teurs à remporter des tour­nois, ou, au minimum, à atteindre la finale, que son début de saison suscite déjà quelques interrogations.

Et alors que le premier Masters 1000 de la saison a débuté à Indian Wells, le jour­na­liste Benoît Maylin, chro­ni­queur dans l’émission Sans Filet sur Winamax, a évoqué les enjeux et la pres­sion qui entourent l’Italien en Californie.

« Il y a un joueur à Indian Wells que tout le monde va observer de très très près, c’est Sinner. Parce qu’il a calé contre Djokovic en demi‐finale de l’Open d’Australie alors qu’il y était double tenant du titre. Parce qu’il a perdu ensuite à Doha en quart de finale contre Mensik. Parce que pour la première fois depuis quatre ans, l’Italien n’a ni gagné un titre, ni même atteint une finale sur les deux premiers mois de l’année. Parce que lui qui a remporté tous les plus grands titres sur cette surface n’a jamais réussi à s’im­poser à Indian Wells. Parce qu’en plus là‐bas, dans le désert de Californie, il a perdu ses deux duels contre Alcaraz, son frère ennemi, qui lui est invaincu en 2026. Et parce que cerise sur le pompon, on annonce des plus 35 degrés à partir des quarts de finale. Et on sait que Sinner et la chaleur, c’est comme un skieur sans neige, ça lui bloque la spatule. C’est d’ailleurs peut‐être pour cette raison qu’il s’en­traîne aux États‐Unis depuis plus de dix jours. Pour s’ac­cli­mater, pour se rassurer et retrouver une finale. Tout autre résultat serait consi­déré comme un début de crise. Et c’est pour ça qu’on ne va pas le quitter des yeux. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.