AccueilATPATP - LyonClément : "un kiff absolu"

Clément : « un kiff absolu »

-

C’est un Arnaud Clément extrê­me­ment ému qui s’est présenté en confé­rence de presse. L’Aixois est longue­ment revenu sur sa splen­dide perfor­mance du jour en quarts de finale du GPTL (victoire face à Jo‐Wilfried Tsonga 7546 76 (10–8)). Extraits.


Peux‐tu nous résumer en quelques mots ton état d’es­prit du moment ?

Tu rentres sur le court, tu ne t’at­tends pas à jouer comme ça. Tu gardes ta concen­tra­tion, tu gagnes le match, t’es encore en course, t’es en demie d’un tournoi… (Ses yeux rougissent) Et puis tu es qualifié pour le grand tableau de l’Australian Open, tu bats un top 10. C’est un kiff absolu.

Qu’est‐ce que tu te dis quand il te remonte de 5–1 à 5 partout dans le tie‐break du troisième ?

Je fais deux erreurs nulles à 5–3, et là je me dis : « Ca fait 2h40 que tu es sur le court, tu ne peux pas couler le match comme ça ! ». A la fin quand je gagne c’est un soula­ge­ment. Parce que je me dis qu’a­près avoir mené autant dans le jeu décisif, si j’avais perdu le match…

Est‐ce que peux tu peux dater la dernière fois où tu as aussi bien joué ?

Hummm… C’est dur à dire. Peut‐être Wimbledon 2008 où j’avais un niveau solide. (Ndlr, Clément avait atteint les quarts de finale). Aujourd’hui mes inten­tions de jeu étaient parfaites, j’étais détendu, concentré. A part au tie‐break où le bras s’est un peu tendu ! (Rires)

Ton niveau de jeu du jour est‐il compa­rable à celui de l’Australian en 2001 ?

En 2001, j’avais un physique bien supé­rieur à celui que j’ai aujourd’hui. Mais tennis­ti­que­ment, je ne suis pas si loin de mon niveau à cette période. 

C’est un abou­tis­se­ment ce résultat ?

Il y a 15 jours, je ne pensais pas une seconde que c’était possible de rejouer comme ça. J’étais 143ème mondial, je prenais 2 et 0 en premier tour de match de qualifs, j’étais nul. Je vais me lancer un peu des fleurs là, mais je dois dire que je n’ai jamais baissé d’in­ten­sité, j’ai eu le mérite de me battre. Et c’est fina­le­ment dans ces moments où je suis au plus mal que je puise une moti­va­tion énorme. Je n’ac­cepte pas de rester à ce niveau. Aujourd’hui la manière dont je me suis accroché dans ces moments durs est une réelle fierté.

Article précédentLa réaction de Jo
Article suivantUne mascarade signée Doha