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Moutet à un jour­na­liste après sa victoire contre Humbert : « Et vous, votre vue est‐elle défi­ni­ti­ve­ment défaillante ? »

Alors qu’il n’avait plus joué depuis son abandon au premier tour de l’US Open le 1er septembre dernier, excepté une appa­ri­tion inat­tendue sur l’Open de Caluire, près de Lyon, tournoi qu’il a d’ailleurs remporté, Corentin Moutet affron­tait Ugo Humbert ce mardi pour l’un des chocs du premier tour sur le Grand Prix Auvergne‐Rhône‐Alpes.

Et comme souvent avec le Parisien, le spec­tacle a été au rendez‐vous. 

Vainqueur en trois sets et pas moins de 3h21 de jeu (6−2, 6–7, 7–6) malgré les crampes, un massage au poignet et deux balles break sauvées d’af­filée dans le septième jeu du dernier set, l’ac­tuel 94e mondial, qui a cavalé tout le match derrière la ligne de fond, semblait encore sur la défen­sive lors de son passage en confé­rence de presse d’après match.

Interrogé pour la deuxième fois sur l’état de son poignet par un jour­na­liste mani­fes­te­ment curieux et soucieux, Corentin lui a répondu de manière assez sèche, ce qui a donné lieu à un échange un peu houleux. Extrait. 

Journaliste : Est‐ce que ton poignet est défi­ni­ti­ve­ment guéri ?
Corentin Moutet : Et vous, votre vue est‐elle défi­ni­ti­ve­ment défaillante ?
Journaliste : Je ne comprends pas ce que tu me dis.
Corentin Moutet : Parce que je n’en sais rien, je ne peux pas savoir. Qu’est‐ce que vous voulez que je vous dise ?
Journaliste : Moi, je suis plutôt rassuré pour toi. Je m’in­quiète pour toi et tu te moques de moi.
Corentin Moutet : Je ne me moque pas, je m’in­quiète pour vous aussi. Je ne sais pas quoi vous répondre. Est‐ce que c’est défi­ni­ti­ve­ment guéri ? Je n’en sais rien. Je m’in­quié­tais à l’US Open parce que j’avais mal, main­te­nant je n’ai plus mal. Je ne sais pas quoi vous répondre. J’espère que ça ira bien et que c’est défi­ni­ti­ve­ment guéri. C’est mon plus grand souhait, je fais tout pour. L’avenir nous le dira.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.