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Comme on se retrouve…

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Rafael Nadal et Roger Federer s’af­frontent en finale cet après‐midi dans la capi­tale espa­gnole. Les deux hommes ne se sont plus rencon­trés depuis tout juste un an et leur finale à… Madrid. Ce jour‐là, l’ac­tuel numéro 1 mondial l’avait emporté en deux manches (6/4 64), enre­gis­trant ainsi sa 7ème victoire sur l’Espagnol. Ce dernier a quant à lui battu le Suisse à 13 reprises. Alors quel vain­queur pour cette 21ème rencontre ?

Enfin ! Voilà un an que l’on atten­dait les retrou­vailles tennis­tiques d’El Matador Rafa et de Sir Roger. Mais cette fois, c’est bon, nous le tenons notre bon vieux duel domi­nical. Le Suisse et l’Espagnol, presque amis en dehors du court et éter­nels rivaux une fois dans l’arène, vont se donner la réplique pour la 21ème fois depuis 2004. Toujours aussi indé­cises, ces finales oppo­sant les deux meilleurs joueurs du monde ont souvent accouché de duels épiques et disputés. Qui prendra l’avan­tage ce dimanche 16 mai sur la terre battue madri­lène ? L’an passé, les book­ma­kers et spécia­listes plaçaient Rafa en favori. Roger l’avait pour­tant emporté. Cette saison, les amateurs s’ac­cordent sur le même favori. Mais les cotes ont sensi­ble­ment faibli pour le Suisse.

Rafa, Roger, un parcours et des ensei­gne­ments à tirer

Prenons tout d’abord Rafa. L’Espagnol a connu une entrée en lice déli­cate face à un joueur tout feu tout flamme, frap­pant chaque balle à 200%, à plat, en commet­tant plus ou moins de fautes. Embêté par ce dénommé Dolgopolov Junior, Nadal avait concédé deux jours plus tard avoir connu un match désas­treux pour sa confiance. Face à Isner et Monfils, les choses se sont bien mieux passées pour un Majorquin prenant petit à petit ses marques sur la terre madri­lène où l’al­ti­tude fait tous les ans parler d’elle. « Mon deuxième match était un peu mieux que le premier et contre Gaël, c’était très bien. Dans le premier set j’ai retrouvé un très haut niveau, proche de celui que j’avais atteint à Monte Carlo. Ce n’est pas facile de trouver ses repères ici à cause de l’al­ti­tude. A Monte‐Carlo par exemple, la balle reste dans le court même si on ne la centre pas parfai­te­ment. Ici, c’est faute directe ce qui fait une grande diffé­rence. » Alors est‐ce ce manque de sensa­tions causé par l’al­ti­tude qui a valu à Rafa la perte de son premier set de la semaine face à Almagro, le deuxième de la saison sur terre ? Oui et non. Le protégé de Jose Perlas a, et c’est tout à son honneur, joué un premier set excep­tionnel, atta­quant à tout va sans se poser de ques­tions, avec, en plus, une superbe réus­site. Rafa, en sérieuses diffi­cultés lors­qu’il fallut sauver deux balles de break en début de deuxième manche, sut alors réen­clen­cher la vitesse supé­rieure pour venir à bout d’un Almagro faiblis­sant sur la fin. Toujours est‐il que cette rencontre a une nouvelle fois prouvé que l’Espagnol n’était pas invul­né­rable sur terre, chose que Federer aura certai­ne­ment notée.

Tiens, Federer parlons‐en. Arrivé à Madrid en manque de tout, matches, rythmes, confiance et certi­tudes, le numéro 1 mondial a su monter en puis­sance tout au long de la semaine. S’offrant de belles poin­tures de la surface tels Wawrinka et Ferrer, le Suisse en a même profité pour prendre sa revanche sur le Letton Ernests Gulbis, repassé en mode bull­dozer depuis qu’il a juste­ment battu Federer à Rome. Parfois bous­culé, voire poussé dans ses derniers retran­che­ments, Roger s’est accroché tant bien que mal, et s’en est toujours sorti. On a pu revoir des passages de génie, notam­ment face à Gulbis et Ferrer, prou­vant que le numéro 1 mondial était toujours bien là. On a tout autant hâte de voir ce que cela peut donner face à Rafael Nadal…

Quelles seront les clés du match ?

Vaste ques­tion. Le duel Fed – Nadal ayant telle­ment été analysé, décor­tiqué, bref étudié sous tous les angles sur un plan tactique, nous allons nous en remettre à des choses simples. Dans un premier temps, le Suisse devra pour­voir s’ap­puyer sur une très bonne qualité de premières balles, qualité dont il a su tirer profit face à Ferrer en demie. Ses chances de victoires face au Majorquin passe­ront comme d’ha­bi­tude par une déter­mi­na­tion de raccourcir les échanges en frap­pant fort en coup droit et si possible en montant au filet. Car en face, si Rafa parvient à bloquer le Suisse sur son revers avec de gros lifts bien giclants, les choses devraient nette­ment se compli­quer pour Federer. L’issue du match dépendra égale­ment du niveau de jeu du Majorquin. Sera‐t‐il costaud au service ? Parviendra‐t‐il à tenir la balle dans le court coute que coute et ce malgré l’al­ti­tude ? Se contentera‐t‐il de cher­cher de la longueur à l’échange ou se jettera‐t‐il dans la balle dès la première occasion ? 

Bref, ce duel Federer – Nadal est une nouvelle fois indécis. Les pronos­tics vont bon train, dans un sens ou dans l’autre. Si Rafa part favori, Roger devrait avoir son mot à dire, lui qui défend son titre, les 1000 points qui vont avec, et peut‐être, à plus long terme, sa place de numéro 1 mondial…

A vous messieurs !

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