Totalement dépassé par Thomaz Belluci en début de partie, Richard Gasquet s’est fait violence pour finalement s’imposer en trois sets (4−6 6–4 7–6[5]), au courage, après 2h43 de jeu. Le‐voilà donc au 2e tour à Madrid où il retrouvera le Serbe Viktor Troicki.
Depuis le début de sa saison sur terre battue, Richard Gasquet est fâché avec ses entames de match. Trop loin de sa ligne, beaucoup trop passif, le Français laisse ses adversaires prendre immédiatement le contrôle de la rencontre. L’histoire s’est encore répétée ce mardi face à Thomaz Bellucci. Breaké dès le 5e jeu par le Brésilien, Gasquet subit. Naviguant bien loin de sa ligne de fond de court, le Tricolore laisse son adversaire prendre le contrôle de tous les échanges, ou presque. Très en réussite, celui‐ci construit parfaitement ses points sans jamais rater la finition. Il remporte alors une première manche parfaitement méritée (6−4).
En début de seconde set, Gasquet décide de prendre les choses en main. Plus solide au service, plus offensif, plus déterminé aussi, le Français rentre enfin dans son match. Il se procure des occasions de break à 3–2 puis 4–3. Mais ne les concrétise pas. C’est finalement à 5–4 que Gasquet fait la différence, breakant pour la première fois son adversaire et égalisant à une manche partout par la même occasion.
Le troisième set débute parfaitement pour Gasquet. Toujours impeccable sur ses jeux de service, le 18e joueur mondial fait rapidement craquer son adversaire. Il breake à 3–2 et sert pour le set à 5–3, obtenant alors 3 balles de match après avoir été mené 0–40. Mais comme avec Gasquet, rien n’est jamais simple, Belluci revient à 5–4, sauve une 4e balle de match pour égaliser à 5–5. Mais Richard reste zen, concentré. Bien que mené 3 points à 2 mini‐break dans l’ultime tie‐break, le Tricolore s’accroche. En construisant ses points, en plaçant les bonnes attaques, il va chercher son match. C’est sur un ultime revers claqué croisé qu’il conclut la rencontre. Après 2h43 de bataille, le‐voilà qualifié pour le 2e tour. Avec les tripes, tout simplement.
La raquette de Richard Gasquet, ici !
Publié le mardi 8 mai 2012 à 22:01


