Plus de 3H15 de match, des échanges format Roland Garros, Granollers et Monfis ne se sont pas ménagés pour ce 2ème tour. Et à la fin c’est l’Espagnol qui l’emporte en trois manches (7−6 (6), 6–7 (7), 6–4). Ce duel pourra servir de base à la « Monf » car si la bataille fut belle, le tricolore a manque de lucidité dans les moments clés notamment en coup droit.
Standing ovation, belle accolade entre les deux hommes, le court Arantxa Sanchez a vécu un grand moment de tennis tant la bataille fut dense et âpre. Des échanges interminables, une poignée d’amorties, et beaucoup d’improvisation, de changement de vitesse, bref, un vrai beau match de terre‐battue. Du côté espagnol, mention très bien pour la combativité, et le fait qu’il ne lâcha jamais l’affaire alors qu’il a semblé un poil en dessous notamment physiquement en fin de rencontre.
Du côté tricolore, plus le match avançait, plus la densité en prenait un coup notamment en première balle. On retiendra par exemple les trois doubles‐fautes dans le jeu à 3–4 dans l’ultime manche avec 10 égalité au compteur et qui a permis à son adversaire de faire enfin le break. Ce break fut tout de suite « cassé », on croyait alors la « Monf » capable de prendre les commandes. Mais ce ne fut pas le cas alors même que Granollers était sanctionné d’un point de pénalité à 15⁄30 car il avait pris trop de temps pour récupérer. Au lieu, de serrer la vis, Gaël jouait un poil trop « relax ».
Finalement c’est sur sa deuxième balle de match que Granollers, souvent en défense dans les bâches, pouvait lever les bras au ciel sur une énième faute en longueur en coup droit de la Monf. Tant bien que mal l’Espagnol parvenait à rallier le filet pour tomber dans les bras de Gaël, exténué au bord des crampes mais heureux d’avoir fourni un tel effort devant les siens. Après la défaite de Roger Federer face à Kyrgios, cette élimination prématurée du Français confirme que le tournoi de Madrid est toujours le théâtre de surprises.
Publié le mercredi 6 mai 2015 à 23:30



