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Jannik Sinner aux jour­na­listes après sa victoire contre Rafael Jodar : « Ne le mettez pas trop sous pres­sion parce que parfois, ça te monte à la tête et c’est très dur de s’en sortir »

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S’il a dominé en quarts de finale du Masters 1000 de Madrid la nouvelle pépite du circuit, Rafael Jodar (6−2, 7–6 [0]), Jannik Sinner n’en a pas moins été bous­culé, et impres­sionné, par le jeune Espagnol de 19 ans, qui se rappro­chera du top 30 lundi.

En confé­rence de presse, le numéro 1 mondial a salué la perfor­mance de son adver­saire, tout en livrant un discours mesuré face à l’emballement médiatique.

Question : « C’est encore tôt… mais penses‐tu que Jodar pour­rait faire partie du Big 3 avec Fonseca ? Peut‐être même d’un Big 4 avec Fonseca, Jodar, Alcaraz et toi ? »

Jannik Sinner : « Je ne sais pas. Je ne peux pas prédire l’avenir. Ce que je crois, c’est qu’ils ont tous un talent incroyable. En tant que sportif, on subit toujours beau­coup de pres­sion. Mon conseil, c’est de toujours essayer de garder cette pres­sion le plus loin possible du présent… Même si je sais qu’il y aura toujours beau­coup de discus­sions en dehors du court. Au bout du compte, c’est au joueur de fran­chir le pas, et ensuite, on verra. Ce qu’il fait est incroyable. Je ne lui souhaite que le meilleur. Mais en même temps, ne le mettez pas trop sous pres­sion. Parce que parfois, ça te monte à la tête et c’est très dur de s’en sortir. C’est un très très bon garçon. Il a une super famille derrière lui. Son père a l’air très très humble. Il vit dans une petite bulle, ce qui est formi­dable pour lui. Je pense qu’il va obtenir des résul­tats incroyables à l’avenir. Il y aura toujours d’autres joueurs, de nouveaux joueurs encore plus jeunes que lui, qui arri­ve­ront proba­ble­ment dans quelques années… Mais oui, il a tout ce qu’il faut. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.