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La fin de match entre Humbert et Atmane fait parler : « Chardy peut s’en prendre à l’ar­bitre s’il le veut, il ferait mieux de s’en prendre à son joueur qui menait 5–2 au tie‐break face à un joueur crampé »

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Le duel 100 % fran­çais entre Ugo Humbert (34e mondial) et Terence Atmane (47e) au deuxième tour du Masters 1000 de Madrid s’est achevé dans une ambiance électrique. 

Alors qu’il menait 5–2 dans le tie‐break de la deuxième manche, avec l’occasion de recoller à un set partout, Humbert a tota­le­ment craqué. Face à un Atmane perclus de crampes, il a laissé filer cinq points consé­cu­tifs dans le jeu décisif, avant de s’incliner en deux manches (7−6 [3], 7–6 [5]).

Quelques minutes plus tôt, Humbert s’était pour­tant montré fair‐play, venant s’enquérir de l’état de son compa­triote, au sol et en proie à la douleur, allant même jusqu’à lui apporter une chaise. Mais au moment de la poignée de main, le ton était tout autre : le Français a salué son adver­saire avec une froi­deur évidente.

Dans la foulée, son entraî­neur Jérémy Chardy a vive­ment contesté l’arbitrage d’Alexandre Robein, lui repro­chant de ne pas avoir sanc­tionné Atmane pour dépas­se­ment de temps. Selon L’Equipe, la tension est montée d’un cran aux abords du court après la rencontre. « Tu devrais avoir honte de toi », aurait lancé Chardy, furieux, en direc­tion de l’arbitre.

Toujours pour le quoti­dien national fran­çais, un offi­ciel a donné son avis sur la séquence. Et pour lui, Humbert ne peut s’en vouloir qu’à lui‐même. 

« Si le joueur vient du côté du terrain de celui qui crampe et lui apporte une chaise, que peut faire l’ar­bitre ? S’il était resté de son côté, prêt à servir, là, oui, l’ar­bitre aurait pu sanc­tionner (…) Chardy peut s’en prendre à l’ar­bitre s’il le veut, il ferait mieux de s’en prendre à son joueur qui menait 5–2 au tie‐break face à un joueur crampé. » 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.