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Les Espagnols enragent, Murray se défend : « Si un tournoi m’in­vite à venir jouer dans le tableau prin­cipal, suggérez‐vous que je devrais refuser et passer par les qualifications ? »

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Les wild‐cards attri­buées par le Masters 1000 de Madrid (1er au 8 mai) font énor­mé­ment jaser. Furieux, plusieurs joueurs espa­gnols, avec en tête de file Fernando Verdasco, ont exprimé leur frus­tra­tion dans un commu­niqué.

Parmi les béné­fi­ciaires de ces invi­ta­tions, Andy Murray. Il a changé d’avis en déci­dant fina­le­ment de jouer sur terre battue. Critiqué par un fan sur twitter lui repro­chant de prendre la place à un jeune espa­gnol, le Britannique a déve­loppé un avis inté­res­sant sur les wild‐cards. 

« Je vais très proba­ble­ment jouer les quali­fi­ca­tions à Rome. Mais si un tournoi m’in­vite à venir jouer dans le tableau prin­cipal, suggérez‐vous que je devrais refuser et passer par les quali­fi­ca­tions ? (…) Personne ne « mérite » des trai­te­ments de faveur. Moi inclus. Ce n’est pas parce que vous venez d’un pays qui accueille des événe­ments majeurs de tennis ou que vous avez signé dans une société de gestion qui orga­nise des événe­ments de tennis que vous méritez pas plus que quiconque. Et nous ne sommes simple­ment pas d’ac­cord sur les wild cards utili­sées spéci­fi­que­ment pour les jeunes talents locaux. Beaucoup de gens partagent ce point de vue, je ne pense tout simple­ment pas que ce soit juste pour tous les joueurs qui ne viennent pas de pays qui accueillent des événe­ments au niveau de la tournée. N’importe quel tournoi peut donner ses wild‐cards à qui il veut. Mais ce n’est pas parce que je suis britan­nique que je « mérite » plus que n’im­porte qui d’autre une wild card pour Wimbledon. Holger Rune est‐il moins méri­tant qu’un joueur espa­gnol local ? », a argu­menté l’an­cien numéro 1 mondial. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.