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Murray est épatant !

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Andy Murray est abso­lu­ment surpre­nant ! Le Britannique a été trop fort pour un Rafael Nadal, retombé dans ses travers. L’Écossais remporte son premier Masters 1000 sur terre battue en s’imposant en deux manches, 6–3 6–2, après 1h28 de jeu. Si Rafa avait accu­mulé de la confiance pendant la semaine, cette finale prouve son inconstance.

Qui a dit qu’Andy Murray n’était pas un joueur de terre battue ? Jamais titré sur l’ocre jusqu’à présent, le Britannique vient de réussir deux semaines parfaites. Après avoir conquis son premier trophée sur terre à Munich, il décroche son premier Masters 1000 sur la surface. Et de quelle manière. Car si on pensait à avoir retrouvé Rafael Nadal avec cette demi‐finale très aboutie contre Tomas Berdych, l’Espagnol était perdu ce dimanche. Le début de match était même catas­tro­phique : deux points marqués en trois jeux. L’Écossais brea­kait logiquement. 

À 4–2, Rafa se procu­rait ses deux premières balles de débreak. Mais un coup droit qui s’échappait et une bonne première de Murray, l’Espagnol venait de perdre une occa­sion de revenir dans la rencontre. Comme à 5–3, où l’Écossait la sauvait parfai­te­ment d’un enchaî­ne­ment service sur le revers, suivi d’un coup droit gagnant.

Le Majorquin n’y était pas du tout. Sa balle était trop courte pour inquiéter son adver­saire. Il subis­sait le jeu de Murray. Comme il l’avait dit avant la finale, le numéro trois mondial allait essayer de se montrer agressif. La mission était réussie. Que ce soit en coup ou en revers, ses frappes étaient tran­chantes. Les fautes directes défi­laient pour Rafa. Comme sur ses retours. Il est bien rare de voir l’Espagnol commettre autant d’erreurs sur sa surface préférée. Avec un double break en poche, l’issue du deuxième set ne faisait guère de doute. La balle de match était le symbole de cette rencontre : une grosse faute de Rafa en retour qui termi­nait dans le filet. 

Rafael Nadal a été mécon­nais­sable par rapport à sa demi‐finale, à tel point qu’à plusieurs reprises il cher­chait son clan du regard, pour trouver une aide, un soutien. Rafa était perdu dans sa Caja Magica. Avec cette défaite, l’Espagnol va reculer à la septième place mondiale ce lundi. Il reste encore le tournoi de Rome, où la pres­sion sera encore plus grande. Car Rafa semble bien être malade. En revanche, le protégé d’Amélie Mauresmo nous surprend sur terre et prouve que son jeu peut parfai­te­ment s’adapter à l’ocre. Il est juste­ment récom­pensé d’une semaine qui aura été intense si on se souvient de ce premier tour contre Philipp Kohlschreiber, terminé à 3h du matin. Le voilà avec un dixième Masters 1000 dans la poche.

De votre envoyé spécial à Madrid