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Murray : « Je suis fier »

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Andy Murray pouvait être heureux en confé­rence de presse. Après dix ans de carrière profes­sion­nelle, le Britannique n’avait jamais disputé la moindre finale sur terre battue. En deux semaines, l’Écossais a remporté Munich (ATP 250) et le Masters 1000 de Madrid. Tout bon avant Roland‐Garros.

Quel regard portez‐vous sur votre première victoire sur Rafael Nadal sur terre ?

« J’ai souvent fait de bons matches contre Rafa sur terre, comme à Rome l’an dernier, ou à Monte‐Carlo et Roland‐Garros. Mais je n’avais jamais réussi à gagner. Je pense qu’aujourd’hui (ce dimanche) j’ai été plus régu­lier. Rafa s’est mis à mieux jouer. J’ai su rester fort et il a commis des fautes qu’il ne faisait pas habituellement. »

Vous n’avez plus perdu un match depuis que vous êtes marié ! C’est un déclic ?

« Il y a une autre partie de notre vie qui est impor­tant pour réussir. Quand vous êtes heureux en‐dehors du court, que votre vie person­nelle se porte bien, cela vous aide dans votre état d’esprit, dans la façon de s’entraîner, dans tout. C’est très bon pour moi. »

Quelle est votre sensa­tion après ce succès sur terre battue ?

« Vous savez, quelques semaines aupa­ra­vant je ne m’y atten­dais pas. Je ne m’étais pas mis de pres­sion. Gagner un Masters 1000 sur terre battue est la bonne direc­tion. C’est un bon progrès. Et en plus battre Rafa en Espagne est quelque chose de très diffi­cile à réaliser. Je suis fier d’y être parvenu. »

Qu’avez-vous pensé de Rafael Nadal aujourd’hui ?

« Sur des périodes du match, il a joué comme il en a l’habitude mais parfois il a fait plus de fautes. Par exemple, le dernier jeu, il a commis deux ou trois fautes en retour. Ce n’est pas habi­tuel. Mais sur des périodes, on a joué des rallyes. Mais surtout, il a fait plus de fautes que ce qu’il fait habi­tuel­le­ment. »

À quel niveau situez‐vous l’influence d’Amélie (Mauresmo) sur votre jeu de terre battue ?

« Quand j’ai commencé à travailler avec Amélie après Wimbledon l’année dernière, je venais de sortir du top 10. Maintenant, je suis de retour comme numéro 3. Cette année je suis en bonne santé. Je tiens à remer­cier toute mon équipe. Amélie bien sûr, mais aussi mon entraî­neur physique, mon kiné qui ont mis en place des chan­ge­ments dans ma manière de m’entraîner pour mieux comprendre mon corps afin que je reste en forme plus long­temps et plus parti­cu­liè­re­ment sur terre. J’ai beau­coup travaillé physi­que­ment ces deux ou trois dernières années. Ils ont effectué un très bon travail. Amélie a de l’influence comme tout le reste de mon équipe. »

Considérez‐vous encore Rafael Nadal comme le favori pour Roland‐Garros ?

« Bien sûr qu’il est l’un des favoris. Vous savez il n’a perdu qu’un seul match sur ce court dans toute sa carrière. Je n’ai aucun doute qu’il arri­vera comme un des favoris. Peut‐être que l’écart s’est réduit par rapport aux autres années. Il a fait une bonne semaine à Madrid, il lui reste encore Rome pour avoir de bons résul­tats pour bien préparer Roland‐Garros. »

Que repré­sente votre succès à Munich la semaine précé­dente dans votre titre ici ?

« Munich m’a évidem­ment beau­coup aidé. Mais j’ai aussi eu des désa­van­tages comme finir lundi après un très long match ou jouer le dernier match mercredi en termi­nant très tard (à 3h du matin). Je suis très heureux de ce que j’ai réussi sur ces dix derniers jours. Je suis un peu fatigué. Munich a été une étape pour me mettre dans la bonne direction. »

De votre envoyé spécial à Madrid

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