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Terence Atmane, sur la poignée de main glaciale d’Ugo Humbert : « Je comprends qu’il puisse être énervé, je ne peux que m’excuser »

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Le duel 100 % fran­çais entre Ugo Humbert (34e mondial) et Terence Atmane (47e) au deuxième tour du Masters 1000 de Madrid s’est achevé dans une ambiance tendue. 

Alors qu’il menait 5–2 dans le tie‐break de la deuxième manche, avec l’occasion de recoller à un set partout, Humbert a tota­le­ment craqué. Face à un Atmane perclus de crampes en fin de set, il a laissé filer cinq points consé­cu­tifs dans le jeu décisif, avant de s’incliner en deux manches (7−6 [3], 7–6 [5]).

Quelques minutes plus tôt, Humbert s’était pour­tant montré fair‐play, venant s’enquérir de l’état de son compa­triote, au sol et en proie à la douleur, allant même jusqu’à lui apporter une chaise. Mais au moment de la poignée de main, le ton était tout autre : le 34e mondial a salué son adver­saire avec froideur. 

Au micro de L’Equipe après sa victoire, Atmane a donné sa version des faits : 

« J’étais stressé et j’ai crampé au premier point à 5–4 au moment de servir pour le match. J’ai un peu paniqué parce que je ne suis pas vrai­ment habitué aux crampes, je ne respi­rais pas bien, ça se propa­geait. Au début, j’ai essayé de ne rien montrer et de finir le plus vite possible, mais il est revenu et j’ai dû me battre. Je comprends qu’il puisse être énervé, je pense qu’il y a des raisons, je ne peux pas le blâmer d’être énervé, je ne peux que m’ex­cuser, parce qu’é­vi­dem­ment ce n’est pas ce que je voulais. Je voulais juste faire mon match. Je comprends sa poignée de main, c’est triste d’avoir terminé le match comme ça, mais c’est comme ça (…) Il faut demander à l’ar­bitre, pour­quoi est‐ce qu’il ne m’a pas mis le dépas­se­ment de temps. Moi, j’y suis pour rien. J’essaie juste de me battre avec les qualités que j’ai à ce moment‐là. Je ne fais pas exprès de m’écrouler par terre. C’est que vrai­ment, je ne peux plus tenir debout. J’essaie de respecter du mieux que je peux les règles. Sur les dépas­se­ments de temps, c’est des ques­tions qu’il faut poser à l’ar­bitre et au juge‐arbitre. Moi, j’es­saie de faire mon truc, j’ai essayé de me battre comme j’ai pu, et c’est tout. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.