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Pouille : « C’est positif d’être en finale sans jouer mon meilleur tenni »

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Comme en 2017, Lucas Pouille dispu­tera la finale de l’Open 13 Provence après avoir mis fin au parcours du surpre­nant qualifié biélo­russe Ilya Ivashka (6–3, 7–6(6)). Pour sa huitième finale sur le circuit, le Nordiste affron­tera Karen Khachanov et tentera de soulever un sixième trophée en carrière. En atten­dant, le protégé d’Emmanuel Planque fait le point sur ses sensations.

Lucas, vous meniez mais ce match a bien failli mal se goupiller au deuxième set…

C’est toujours diffi­cile de terminer un match… Je mène, j’ai le break, mais lui, il se lâche un peu plus. Il n’a plus rien à perdre et il lâche plus ses coups, il retient moins. Il y a un petit moment où je me relâche et c’est un peu plus tendu, mais c’est toujours bien de gagner ce genre de match.

Comment avez‐vous préparé ce rendez‐vous face à un adver­saire que vous ne connais­siez pas du tout ?

Manu (Planque) a vu tout son match face à Nico (Mahut, en quarts de finale), il avait donc pas mal de choses à me dire. On savait qu’il était capable de très bien servir, avec un bien meilleur revers que coup droit et il essaie de faire le jeu et de venir au filet. Personnellement, j’étais surtout concentré sur mon jeu.

Sur votre semaine, avez‐vous l’impression de jouer de mieux en mieux ?

C’est mieux, mais aujourd’hui (lire ce samedi), c’était moins bien au service. Cela n’empêche que le niveau de jeu est bon dans l’ensemble. Ce n’est pas parfait, bien au contraire, mais c’est positif d’être en finale sans jouer mon meilleur tennis. Le niveau de tennis monte petit à petit.

Que repré­sentent toutes ces finales ?

On travaille si dur pour soulever des trophées. Ça va être ma huitième finale, je vais essayer de gagner ici, à Marseille, après avoir fait la finale l’année dernière. Ça montre que sur ce genre de tournoi je suis souvent présent dans le dernier carré ou en finale pour remporter le titre.

Avez‐vous un truc pour être prêt le jour J ? On sait que certains joueurs fran­çais ont un ratio difficile…

C’est pour ce genre de match que l’on se prépare. Dans ma tête, je ne me pose pas de ques­tion, je joue mon jeu, je suis tout de suite très motivé et dedans dès le premier point. À Montpellier, je m’encourageais beau­coup, je mettais de l’intensité, je ne pensais pas aux consé­quences et j’es­sayais plutôt de profiter de ce match pour jouer mon jeu et tout donner. On verra ensuite le résultat.

Que connaissez‐vous de Karen Khachanov, que vous n’avez jamais affronté sur le circuit ?

On s’est déjà entraîné, on se connaît bien, on a fait quelques doubles ensemble, on est de bons copains sur le circuit. Ce sera un match très diffi­cile contre un jeune joueur qui est en train de monter, qui a déjà gagné un titre (à Chengdu en 2016). Il joue du très bon tennis et il le montre cette semaine.

De votre envoyé spécial à Marseille

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