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Wawrinka : « Je suis dans le dur »

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La situa­tion ne s’améliore pas pour Stan Wawrinka. Opéré du genou gauche en 2017, le Suisse est revenu (trop tôt ?) à la compé­ti­tion lors de l’Open d’Australie. Pour son entrée en lice dans la cité phocéenne, le Vaudois a été contraint de jeter l’éponge face au qualifié biélo­russe Ilya Ivashka après avoir perdu le premier set (6–4, 1–1). Le triple vain­queur en Grand Chelem est apparu en diffi­culté dans ses dépla­ce­ments. Il a fait le point en confé­rence de presse.

Stan, que s’est-il passé ?

Je suis arrivé en faisant des très bons sets d’entraînement, j’étais vrai­ment assez surpris de voir que ça allait dans la bonne direc­tion. En dehors des matchs, ça progresse bien. Pendant les matchs, c’est toujours diffé­rent avec la tension, la nervo­sité, l’envie de bien faire. Au début, je me suis senti un peu plus lent, hési­tant et lors du jeu à 3–3, j’ai fait une volée qui a tapé dans le genou. J’ai senti que la muscu­la­ture s’était crispée, comme si j’étais revenu en arrière. Je n’arrive plus à avoir de flexion et ça devient très compliqué de pouvoir faire ce que j’ai envie.

Vous avez donné la sensa­tion de souf­frir pendant le match…

De ce que j’ai entendu de mon team, ce sont des douleurs normales. Malheureusement, aujourd’hui (lire ce jeudi) elles étaient plus avan­cées que ce que j’aurais voulu pour pouvoir jouer. Je suis rentré sur le terrain en pensant que j’allais pouvoir me sentir encore mieux. Cela n’a pas été le cas et c’est diffi­cile de sentir la douleur, de voir que l’on peut faire de moins en moins de choses. Quand ça tire, il ne faut pas pousser car c’est là où on peut risquer d’aggraver les choses.

Comment vous sentez‐vous ?

Ce sont des moments diffi­ciles, je suis dans le dur. Ce sont des périodes, des semaines qui commencent à être diffi­ciles. C’est long. Il faut prendre un peu de recul avec tout ce qui se passe. Je savais que cela allait prendre du temps. Je dois m’accrocher sur le positif que je peux trouver chaque jour dans le tennis, dans le physique, dans les mouve­ments et conti­nuer à travailler.

Savez‐vous combien de temps ça va prendre ?

Avec la bles­sure que j’ai eue, on m’a donné une certaine durée pour revenir à 100%. On essaie toujours de faire du mieux possible. Je dois passer par des phases comme celles‐ci. Aujourd’hui (lire ce jeudi), c’était un mauvais jour car je me suis fait mal sur le match et c’est la raison pour laquelle j’arrête. À Sofia et Rotterdam, les choses évoluaient dans le bons sens et j’espérais conti­nuer dans cette direc­tion. Comme après chaque tournoi, je dois faire le point sur mon programme. Après une telle bles­sure, on ne peut jamais être sûr à 100% de la bonne direc­tion à prendre. Il faut garder la tête froide pour prendre les bonnes déci­sions. Pour moi, c’était très impor­tant d’arrêter à ce moment‐là. Il faut faire très attention.

Quelles options avez‐vous pour établir un bon programme ?

J’avais prévu de faire le point après Marseille. Il faut conti­nuer à avancer, à progresser, et pour ça, il faut s’entraîner physi­que­ment, tennis­ti­que­ment et jouer des matchs et ne pas rece­voir des « baffes » comme ici ou Rotterdam où c’est diffi­cile mora­le­ment et menta­le­ment de voir que je suis très loin. Il faut que je trouve le bon mixe. Je ferai le point demain matin (lire ce vendredi) pour voir comment mon genou a réagi. Je ferai le pour et le contre pour la suite de la program­ma­tion. On est jamais sûr de la bonne déci­sion à prendre. Il faut parfois faire au feeling, à l’envie, voir si on est prêt à jouer des tour­nois en étant moins bien ou s’il faut prendre un peu plus de temps.

De votre envoyé spécial à Marseille

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