Depuis l’Open d’Australie, Andy Murray ne répond plus. L’Ecossais a touché le fond à Miami, encaissant son deuxième first’ d’affilée face à un joueur classé hors du Top 100. La sonnette d’alarme est tirée.
« En 2010, la défaite en finale à Melbourne m’avait totalement vidé et ce n’est qu’à partir de Wimbledon que je m’étais de nouveau senti en forme. Cette fois, même si la déception est la même, je suis plus heureux hors du court […]. Après une courte pause, je vais revenir encore plus fort et déterminé à progresser. » Qu’ils sont loin ces mots ! C’était le lendemain de sa 3e finale de Grand Chelem perdue face à un Novak Djokovic impérial. Deux mois après les faits, c’est un bis repetita de 2010 qui se profile. Un bis, en pire. Depuis Melbourne, le bilan d’Andy est simple. Trois matches, trois bides. Balayé 6–4 6–1 par Baghdatis à Rotterdam, enfoncé par Young à Indian Wells (7–6[4] 6–3) et enfin achevé par Bogomolov Jr à Miami (6−1 7–5), Murray navigue aujourd’hui à des années lumières de son meilleur niveau.
Mou en défense, faiblard au service, absent en contre, l’Ecossais plaide les difficultés d’adaptation entre matches et entrainements. « Je tape bien pourtant, particulièrement cette semaine d’ailleurs. A l’entraînement, je ramène toutes les balles, réussis pas mal de beaux points et surtout je me sens bien. Ensuite, en match, je suis incapable de reproduire cela. Aujourd’hui, c’est vrai que je n’ai pas particulièrement bien joué. En face, Bogomolov ne faisait pas une faute, surtout au début. Ça n’a pas arrangé mes affaires… J’ajoute que mon déplacement était vraiment nul par rapport à ce que je fais d’habitude. »
Le simple déjà derrière lui, Andy débutera ce soir en double avec Novak Djokovic, invaincu cette saison, titré à Melbourne, Dubai et Indian Wells. Deux bilans, une paire, pour un contraste saisissant. Souhaitons à Murray de retrouver l’appétit aux côtés de l’ogre Djoko.
Publié le samedi 26 mars 2011 à 01:02



