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Andy Murray : « Très proche de gagner »

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Andy Murray revient, en confé­rence de presse, sur les raisons de sa défaite face à Novak Djokovic. L’analyse de l’Ecossais qui évoque égale­ment des condi­tions de jeu diffi­ciles, dues à la chaleur de Miami… 

Il semble que vous ayez faci­le­ment contrôlé les longs échanges et que vous en avez peut‐être plus gagné que lui…

« Oui, je pense qu’une fois que j’ai été plus présent dans les échanges, c’était bon. Il y avait beau­coup de longs points et des jeux serrés. Une fois que je me suis impliqué dans de plus longs échanges, je me sentais bien. Il faisait très chaud, c’était les mêmes condi­tions pour nous deux. Je ne me suis pas assez engagé sur ses services services parce que j’ai manqué beau­coup de retours. Vous savez, si j’avais été capable de faire de plus longs échanges lors de ses services, peut‐être qu’il y aurait eu un résultat diffé­rent lors du second set. Mais comme j’ai manqué beau­coup de retours, j’ai mal renvoyé les balles, c’est tout. C’est la diffé­rence, quand vous jouez contre les meilleurs joueurs. »

Qu’est‐ce qui fait qu’il soit si bon ? Pourquoi est‐il si diffi­cile à battre ?

« Ah, eh bien je pense qu’il se déplace très bien, et frappe des balles solides des deux côtés. Je veux dire qu’il y a pas beau­coup de faille dans son jeu. Donc c’est pour­quoi, quand vous jouez contre lui, il faut norma­le­ment cinq, six, sept, huit coups, et quinze ou seize coups pour faire un échange et marquer beau­coup de points. Vous devez être très patient, et choisir votre moment pour faire de bons coups. C’est pour ça qu’il a été si bon ces dix‐huit derniers mois et l’année dernière. Il était excep­tionnel avant, mais là il joue mieux au tennis, avec plus de confiance et il ne fait pas beau­coup de fautes. »

Mis à part les retours de service, y avait‐il quelque chose d’autre dans votre stra­tégie de jeu de départ que vous n’avez pas réussir à faire ?

« J’ai peut‐être fait trop d’er­reurs plus tôt dans le match, au début des échanges. Vous devez allonger les échanges contre lui, et je ne l’ai pas fait au début du match. C’est quelque chose que j’au­rais voulu mieux faire au début, mais pour je ne sais quelle raison, je ne l’ai pas fait. Une fois que j’avais compris cela, j’ai eu plus de succès dans le second set et vous savez, j’étais très proche de gagner. »

Lors du second set, il y a eu plusieurs fois où vous avez rattrapé votre lancer de balle avant de servir, pour le refaire, puis faire une double‐faute. Ca a fait la diffé­rence lors du tie‐break…

« Oui, c’était très enso­leillé au fond du terrain quand on est entré sur le court, donc il fallait toujours ajuster son lancer de balle en fonc­tion du soleil. Parfois, il passait devant et derrière les nuages. C’est diffi­cile pour tout le monde. Vous savez, Novak n’a rattrapé aucun de ses lancer, mais il a fait quelques services longs ou très près de la base du filet, parce que c’était très diffi­cile de voir. C’est comme si vous aviez une ampoule en plein visage. Ce n’était pas facile de servir. »

Pensez‐vous que c’est ce qui a contribué à toutes vos double‐fautes ?

« Mes double‐fautes ? Je ne pense pas que c’est ce qui a fait la diffé­rence dans le match, non. »

A propos de l’auteur

Aurore Meslati

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.