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Benoît Maylin : « Carlos Alcaraz me fait peur. Je ne l’avais jamais vu comme ça »

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Battu par Daniil Medvedev en demi‐finales du Masters 1000 d’Indian Wells, Carlos Alcaraz a perdu son premier match de la saison et vu ensuite son grand rival, Jannik Sinner, remporter le tournoi. 

Dans une nouvelle chro­nique pour l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin a exprimé son inquié­tude pour le numéro 1 mondial, qui avait été battu dès son entrée en lice par David Goffin en Floride l’an dernier. 

« Il y a 15 jours, j’avais les yeux braqués sur Sinner, parce que tout autre résultat qu’une finale à Indian Wells aurait intrigué, voire inquiété. Bon, résultat, il a gagné, terminé. Aujourd’hui, avant Miami, c’est Alcaraz qui me fait peur. Parce que je ne l’avais jamais vu plier en deux après un échange tout aussi violent soit‐il. Et contre Medvedev, il avait l’air fatigué. L’est‐il ? Est‐ce qu’il a besoin de souf­fler ? Ça pour­rait se comprendre. Parce qu’a­près sa défaite d’en­trée à Miami il y a un an, Alcaraz a construit un monu­ment aux dimen­sions pharao­niques : 9 titres, 76 matchs, 71 victoires, sans compter les exhi­bi­tions et la sépa­ra­tion avec Ferrero, son archi­tecte et la pres­sion perma­nente, écra­sante, du génie génial qui n’a plus le droit de perdre. Alcaraz étant porté dans un tour­billon de victoires et d’amour universel, il joue trop. Il est en train de s’épuiser et Miami, c’est humide, tropical, érein­tant. Et la terre battue arrive, surface exté­nuante sur laquelle, il a en plus l’aura du pharaon. Pour moi, c’est la première fois qu’il doit gérer tout ça. Et c’est pour toutes ces raisons qu’on ne va pas le quitter des yeux. Et je ne serais pas surpris qu’il perde tôt à Miami. »

A noter aussi que Carlos Alcaraz avait remporté en 2022 à Miami son premier titre en Masters 1000. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.