Lors de l’émission « Sans Filet » de Winamax, le journaliste Benoît Maylin n’a pas mâché ses mots après la défaite sèche d’Arthur Fils contre Jiri Lehecka (22e mondial) en demi‐finales du Masters 1000 de Miami (6−2, 6–2).
Domestiquer son énergie pour la libérer dans les moments cruciaux, c’est la clé.
— Benoit Maylin (@BenoitMaylin) March 28, 2026
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« Il n’a pas joué pendant huit mois, il fait un retour extraordinaire, d’accord. Mais Moi, je l’ai mauvaise, je vous le dis tout de suite. Bien sûr, ça se voit immédiatement que la coquille est vide, mais beaucoup de choses me dérangent dans tout ce qui l’entoure : son clan déjà, Cinkus, son père, et cet Italien à côté dont je ne connais même pas le nom, qui beuglait en permanence. À un moment, ils étaient en train de lui dire : ‘Mais bats‐toi !’ Lui leur a répondu : ‘Putain, mais je me bats, je fais avec ce que je peux !’ Et là, il faut quand même un minimum d’intelligence dans la box. Dans le sport, c’est bien beau de dire à un joueur ‘bats‐toi’, mais si c’est le seul discours que tu es capable de tenir face à quelqu’un en perdition sur un court, c’est très pauvre, vraiment très pauvre. Quand, en plus, il explique : ‘Physiquement, je peux tenir encore six heures, je peux aller courir’, mais qu’il ajoute que mentalement il était fatigué… Là, il n’y a pas de lucidité. Bien sûr que les deux sont liés : si tu es fatigué mentalement, tu es forcément moins frais physiquement, et inversement. On voit bien qu’il n’a pas du tout d’explosivité dans les jambes, rien, il n’y a rien. Tu es très préparé, tu as travaillé comme un dingue, tu dis que tu es prêt, tu as eu des jours de repos… et pourtant, dès le début du match, ça ne va pas. Mais dès la première balle, tu vois qu’il n’y a rien dans les jambes. Bien sûr, Lehecka fait de très bons retours, mais il n’y avait rien dans la balle d’Arthur, si ce n’est, de temps en temps, quelques éclairs. À un moment, il va falloir réussir à gérer cet influx nerveux qu’il libère en permanence. Dès les premiers points, il est déjà dans l’excès : ‘Come on !’ Non, calme‐toi, gère. C’est une énergie qu’il faut savoir garder en soi pour la sortir aux moments importants. »
Publié le dimanche 29 mars 2026 à 11:59



