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Benoît Maylin sur la lourde défaite d’Arthur Fils en demi‐finales : « Moi, je l’ai mauvaise. Beaucoup de choses me dérangent »

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Lors de l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin n’a pas mâché ses mots après la défaite sèche d’Arthur Fils contre Jiri Lehecka (22e mondial) en demi‐finales du Masters 1000 de Miami (6−2, 6–2).

« Il n’a pas joué pendant huit mois, il fait un retour extra­or­di­naire, d’accord. Mais Moi, je l’ai mauvaise, je vous le dis tout de suite. Bien sûr, ça se voit immé­dia­te­ment que la coquille est vide, mais beau­coup de choses me dérangent dans tout ce qui l’entoure : son clan déjà, Cinkus, son père, et cet Italien à côté dont je ne connais même pas le nom, qui beuglait en perma­nence. À un moment, ils étaient en train de lui dire : ‘Mais bats‐toi !’ Lui leur a répondu : ‘Putain, mais je me bats, je fais avec ce que je peux !’ Et là, il faut quand même un minimum d’intelligence dans la box. Dans le sport, c’est bien beau de dire à un joueur ‘bats‐toi’, mais si c’est le seul discours que tu es capable de tenir face à quelqu’un en perdi­tion sur un court, c’est très pauvre, vrai­ment très pauvre. Quand, en plus, il explique : ‘Physiquement, je peux tenir encore six heures, je peux aller courir’, mais qu’il ajoute que menta­le­ment il était fatigué… Là, il n’y a pas de luci­dité. Bien sûr que les deux sont liés : si tu es fatigué menta­le­ment, tu es forcé­ment moins frais physi­que­ment, et inver­se­ment. On voit bien qu’il n’a pas du tout d’explosivité dans les jambes, rien, il n’y a rien. Tu es très préparé, tu as travaillé comme un dingue, tu dis que tu es prêt, tu as eu des jours de repos… et pour­tant, dès le début du match, ça ne va pas. Mais dès la première balle, tu vois qu’il n’y a rien dans les jambes. Bien sûr, Lehecka fait de très bons retours, mais il n’y avait rien dans la balle d’Arthur, si ce n’est, de temps en temps, quelques éclairs. À un moment, il va falloir réussir à gérer cet influx nerveux qu’il libère en perma­nence. Dès les premiers points, il est déjà dans l’excès : ‘Come on !’ Non, calme‐toi, gère. C’est une énergie qu’il faut savoir garder en soi pour la sortir aux moments importants. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.