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Corretja : « Alcaraz doit comprendre que la vie ne sera pas toujours joyeuse, qu’il ne pourra pas toujours s’amuser, rire et dire : ‘c’est là que je suis à mon meilleur’ »

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Dans des propos accordés à TNT Sports et relayés par Tennis365, l’an­cien numéro 2 mondial, Alex Corretja, a partagé une réflexion inté­res­sante concer­nant son jeune compa­triote, Carlos Alcaraz, à qui il glisse quelques conseils.

« Je crois qu’Alcaraz ne peut pas perdre son ADN, il ne peut pas perdre sa person­na­lité, mais il doit comprendre que la vie ne sera pas toujours joyeuse, qu’il ne pourra pas toujours s’amuser, qu’il ne pourra pas toujours s’amuser, rire et dire : ‘Eh bien, c’est là que je suis à mon meilleur’. Il y a des jours où il ne pourra pas le faire. Et je pense qu’il y a eu des moments, notam­ment l’année dernière, à Roland Garros, où il l’a très bien accepté. S’il joue 70, 80 matches par saison, il y aura des moments où il devra se serrer la cein­ture et accepter que ce jour‐là, il doit simple­ment gagner, peut‐être sans se sentir brillant, sans donner autant de spec­tacle, mais en se concen­trant sur l’ob­ten­tion de ce match. Et je pense que c’est toujours le débat qu’il doit avoir en interne, parce qu’il est habitué à ce que tout se passe très bien, à ce qu’il sente la balle parfai­te­ment. Que se passe‐t‐il lorsque ce n’est pas le cas ? Je pense que cela génère de l’an­xiété, de la nervosité. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.