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Djokovic, vers un troi­sième à Miami ?

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Ils ont tous les deux 24 ans, ils sont nés à une semaine d’in­ter­valle, mais entre les deux cham­pions, il y a presque un palmarès d’écart. Novak Djokovic, depuis son explo­sion l’an dernier, a pris une nouvelle dimen­sion, se rappro­chant un peu plus des deux monstres que sont Roger Federer et Rafael Nadal. Andy Murray de son côté, est certes un membre incon­tes­table du « big four », accède fréquem­ment aux derniers carrés et même aux finales, mais n’a pas encore tota­le­ment éclos. Ce deux joueurs ont déjà remporté le tournoi, en fait plus que le titre, ce match permet de savoir où en est la relève du tennis mondial. 

Murray – Djokovic, c’est douze confron­ta­tions, dont deux en 2012. Les deux hommes ont remporté un titre cette année, l’Open d’Australie pour « Nole » et Brisbane pour Andy. Avantage à l’Écossais qui a rallié la finale d’un tournoi en plus, à Dubaï. De plus, en demi‐finale il avait battu le Serbe. Pour Murray remporter son deuxième titre à Miami, après celui acquis en 2009, contre Djokovic, lui permet­trait de revenir un peu plus à hauteur du top trois. Et cela prou­ve­rait que le Djokovic modèle 2012 n’est plus aussi impres­sion­nant que celui de 2011. Mais Andy Murray a atteint la finale de ce tournoi grâce à deux forfaits, dont celui de Rafael Nadal en demi‐finale. Il a donc moins de temps de jeu dans les jambes, moins de fatigue certes, mais aussi moins d’en­traî­ne­ment. Et aussi, lors de son quart de finale, on l’a vu souf­frir de problèmes gastriques, alors on espère sincè­re­ment que tout ira bien pour lui.

Le « Djoker » lui arrive en finale sans avoir concédé le moindre set, mais le Serbe inquiète un peu. Il n’est plus le rouleau compres­seur qu’il était l’an dernier, et lors de ses matches, soit il peine à conclure, soit il est lent au démar­rage. Finalement ses matches furent assez tendus. Mais Djokovic est là pour conserver son titre, c’est son but. Il peut aussi égaler Pete Sampras en rempor­tant trois fois le titre à Key Biscane (rien que ça). Il reste le numéro un mondial, favori. Cependant, il ne prend pas son adver­saire à la légère, il connaît sa valeur. « Andy, c’est un top player. Et ça fait quelques années déjà que c’est le cas. Il mérite d’être là où il est. Il est extrê­me­ment régu­lier dans ses résul­tats. Il est toujours en demies ou en finale en Grand Chelem, il gagne beau­coup de gros tour­nois, il est constam­ment dans les quatre premiers mondiaux. On connait tous son talent et son poten­tiel. Et il est dange­reux sur toutes les surfaces. On se connait bien, on a grandi ensemble sur les courts. Nous sommes rivaux depuis long­temps mais en dehors du court, on s’en­tend très bien. »

Ce soir, la finale s’an­nonce intense à Miami. Le Stadium va trem­bler sous les coups des deux cham­pions. Ils connaissent ce tournoi, s’y sont déjà imposés et aucun ne veut laisser à l’autre le trophée. Nous, on a dû mal à se prononcer sur le futur vain­queur. Et vous, qui est votre préféré ? Choisissez‐vous le tenant du titre ou le Britannique ?

La raquette d’Andy Murray, ici !

A propos de l’auteur

Louis Royer

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.