Roger Federer est un grand champion, un ambassadeur du tennis. Et comme tout grand champion, sa soif de titres n’est jamais rassasiée. Revenu en forme physiquement et compétitif pour battre les tout meilleurs joueurs au monde, le Suisse a dévoilé, en conférence de presse, ses ambitions pour un avenir proche.
Remonté à la cinquième place mondiale, Roger Federer a retrouvé son meilleur niveau. Du moins, un niveau avec lequel il peut de nouveau se mettre à rêver. « Je suis heureux d’être en bonne santé, et de bien jouer au tennis. Cela me permet de revenir au classement et de voir dans la bonne direction ». Autrement dit, de regarder encore plus haut. Il entretient toujours une relation particulière avec la place de numéro un mondial, lui qui l’a occupée pendant 302 semaines, le record absolu. De retour en forme physiquement, Federer reste sur une finale à Indian Wells, une victoire à Dubaï, une qualification en Coupe Davis et une demi‐finale à l’Open d’Australie. De quoi engranger de la confiance. En tout cas, il est heureux de son début d’année. « Désormais, cela fait sept tournois consécutifs où mon niveau de jeu est bon. Cette progression a commencé en fin d’année dernière et maintenant j’estime avoir retrouvé un bon niveau, une bonne forme. Mais comme vous le savez, je dois continuer à aller de l’avant et faire des efforts ». L’expérimenté suisse a tout compris. C’est le comportement du champion. Nombre de sportifs disent devoir travailler dur, car on le sait le plus dur ce n’est pas d’arriver au sommet, c’est d’y rester. Roger Federer en sait quelque chose, lui qui a atteint 23 demi‐finales consécutives en Grand Chelem. Un arbre à record à son arc, le Suisse ne souhaite pourtant pas s’arrêter là. Alors ne venez pas le titiller sur son âge. « Le corps ne vous contraint pas forcément à arrêter. Ce n’est pas inévitable comme certains disent. L’entraînement et le travail régulier contribuent à la longévité. Après, si vous jouez au tennis à 50 ans, c’est sûr c’est une autre histoire. Mais, vous devez continuer à vous forcer, à faire des efforts. »
Travailler le jeu de jambes
Des efforts, il n’est pas le dernier à en fournir. Père de famille et sportif de haut niveau, son agenda est bien rempli à maintenant 32 ans. Le natif de Bâle a la tête bien pleine mais aussi la tête solide. Mentalement, il ne faiblit pas et se voit toujours confiant en ses capacités. Il sait qu’au tennis rien n’est joué d’avance. « Au début de chaque tournoi, les compteurs sont remis à zéro. Je n’arrive pas sur le court, comme étant le joueur expérimenté et plus âgé qui peut bénéficier d’une wild‐card. Ça ne marche pas comme ça, ça n’existe pas. Je dois travailler dur pour pouvoir espérer obtenir de nouveau un succès ici à Miami ».
Le maestro connaît son corps et sait sur quoi il doit continuer à travailler pour pallier ses points faibles. « Il est clair que vous devez être au top de votre santé physique pour pouvoir jouer votre meilleur tennis. Si vous ne prenez pas l’initiative sur le court, vous ne pourrez pas dominer l’échange et gagner les points en conséquence. J’ai besoin d’avoir un bon jeu de jambes pour réussir et je pense que je l’ai de nouveau trouvé ». Mais, face à des joueurs comme Rafael Nadal, il ne rivalise pas sur ce point. Le Suisse en a conscience et désire axer son entraînement là‐dessus. « Déjà la semaine dernière à Indian Wells, je n’ai pas pu monter au filet comme je l’aurai voulu. Or, c’est quelque chose sur laquelle je dois m’assurer de pouvoir réaliser. Il faut que je travaille sur ce point, afin que je puisse conserver un style de jeu agressif et offensif ». Un jeu de jambes qui lui fait encore défaut donc, mais rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Une raquette et des ambitions
Les récentes statistiques du numéro cinq mondial parlent pour lui. Cette année, il ne plaisante pas. Il a réussi à remporter à quatorze reprises un set en ne concédant que deux jeux ou moins. Federer attribue également ce regain de forme, à sa nouvelle raquette. Car pour économiser son énergie, il s’agit aussi de trouver des solutions et de prendre des risques. Opter pour une nouvelle raquette était une solution risquée, qui n’a pas marché par le passé, mais au vu des résultats, c’est une réussite. « Cette raquette est utile pour les longs échanges, elle est plus grande, elle fonctionne bien, j’apprécie de jouer avec depuis quelques mois et les résultats sont encourageants. Je pense qu’elle fait aussi partie des raisons pour lesquelles je joue si bien en ce moment ». Modeste le Roger. Le dévouement de Federer a donc porté ses fruits depuis le début de la saison. L’Helvète a au moins atteint les demi‐finales lors de ses quatre derniers tournois. Il est déjà venu à bout de Novak Djokovic et d’Andy Murray en 2014. Des adversaires que peu de joueurs peuvent se vanter d’avoir déjà vaincus. Roger Federer est un phénix. Un phénix qui ne renaît pas de ses cendres, mais qui renaît sur la planète tennis.
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Publié le vendredi 21 mars 2014 à 16:32



